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Le contexte

Avec 8.500 ha, la forêt de Grande Chartreuse est la plus grande forêt domaniale des Alpes. Elle constitue le cœur forestier du Parc naturel régional. Tout en fournissant du bois de grande qualité, elle accueille une grande richesse en faune et en flore, et offre en même temps un espace naturel aux habitants des agglomérations voisines. Haut lieu de mémoire et d’histoire, le monastère de l’ordre des Chartreux a façonné les lieux et initié le développement de ce massif exceptionnel.

Une forêt de montagne

Le massif de la Grande Chartreuse
Le massif de la Grande Chartreuse © ONF

Située entre 450 et 2060 m d’altitude, la forêt domaniale de la Grande Chartreuse regroupe en une même entité des cours d’eau, des forêts, des pâturages, des pelouses sèches, des prairies alpines, des zones d’éboulis et des falaises.

Aux chênes pubescents et aux chênaies à charme des étages inférieurs succèdent un peu plus haut des hêtres, des hêtraies sapinières, et des feuillus tels que des érables. Plus en hauteur, pins à crochet et épicéas dominent.

Des visages multiples

Les ambiances paysagères y sont très contrastées. La futaie jardinée de sapins, d’épicéas et de hêtres baigne dans une ambiance très forestière. Les éclaircies réalisées par les forestiers ont permis de varier les luminosités et de faire apparaître une diversité d’éléments : sous-bois dense, hautes futaies, mélange feuillus/résineux

La multiplicité des altitudes, des expositions explique en partie la très grande biodiversité présente dans cette forêt. Caractéristiques des forêts anciennes, certaines espèces sont considérées comme typiques de la Grande Chartreuse. La forêt recèle plus de seize espèces dites rares, comme le Sabot de Vénus.

Une faune riche

Chamois
Chamois © ONF

La quiétude des espaces favorise le développement de la faune : des espèces sensibles s'y maintiennent, comme les petites chouettes (Chevêchette, Tengmalm) et les galliformes de montagne (Gélinotte des bois, Tétras lyre).

La Grande Chartreuse abrite la quasi-totalité des grands mammifères de montagne de l’Europe occidentale. Héritage d’une bonne gestion cynégétique par les chasseurs et les forestiers, les populations de chamois, chevreuil, cerf élaphe, mouflon et sanglier ont pu être restaurées, installées sur le massif domanial. Par ailleurs, seul le Lynx d’Europe est présent aujourd’hui.

Un espace naturel en lisière de grandes villes

Préservé par les Chartreux et les gestionnaires, la forêt se trouve aux portes des agglomérations grenobloise (400.000 habitants) et chambérienne (100.000 habitants), et à moins d’une heure de Lyon (1 million d’habitants).

Elle reçoit environ 320.000 visiteurs chaque année. Les promeneurs y recherchent des terrains de jeux et de loisirs, pour investir les espaces sportivement et affectivement.

L'empreinte des Chartreux

Le monastère de la Grande Chartreuse
Le monastère de la Grande Chartreuse © ONF

Les moines Chartreux s'installent sur les terres du massif en 1086. Ils y construisent dès le XIIe siècle le monastère de la Grande Chartreuse, qui étend peu à peu son emprise jusqu’à la surface actuelle de la forêt domaniale. L’histoire et l’essor économique du massif sont étroitement liés au monastère. Les moines y ont développé une industrie métallurgique, favorisé l’exploitation des bois et initié le pastoralisme.

La production de bois, un rôle important de la forêt

La production de bois dans un massif à la richesse en faune, flore, en patrimoine historique, et accueillant de nombreux visiteurs, doit être respectueuse de cette identité. La récolte de bois façonne le paysage et reste un enjeu économique fort pour la filière locale.

Tous ces aspects constituent différents enjeux qu’il y a lieu de concilier dans le cadre d’un partenariat actif entre le Parc naturel régional de Chartreuse, le Conseil général de l’Isère, l’ONF et l’ensemble des partenaires.

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