Forêt de La Malmaison : programmation des coupes

L'Office national des forêts (ONF) mène des opérations sylvicoles afin d'assurer la régénération de la forêt, sécuriser les espaces pour les usagers, préserver la biodiversité et produire le bois dont la société a besoin. Prochainement, des travaux auront lieu en forêt de La Malmaison (Yvelines).

La forêt domaniale de La Malmaison demeure aussi connue sous le nom du bois de Saint-Cucufa. En raison de la très forte fréquentation, les principaux objectifs de la gestion sont l'accueil du public et la préservation de la qualité des paysages. La protection et la valorisation des richesses écologiques sont associées à cet objectif.

Confrontés au dépérissement de certaines parcelles, les forestiers cherchent à augmenter la part des jeunes peuplements pour garantir l'avenir de la forêt. Plusieurs essences ont été retenues (essences objectifs), en fonction de l'existant et des potentialités des stations forestières (zones) : le chêne sessile sur la majeure partie de la forêt, le chêne pédonculé dans les milieux humides, le châtaignier sur les versants exposés au nord et le pin sylvestre sur les sols les plus pauvres. Partout, d'autres essences sont associées pour accroître la diversité biologique.

Les forestiers veillent aussi à conserver un nombre suffisant de vieux arbres nécessaires à la biodiversité, tout en sécurisant les zones les plus fréquentées par le public. Des actions de communication informent le grand public pour le sensibiliser aux enjeux sylvicoles.

©ONF

La forêt domaniale de La Malmaison en quelques mots

Située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Paris, la forêt domaniale de La Malmaison forme un îlot de verdure dans le paysage très urbanisé de la petite couronne. Cette belle forêt de 200 hectares est essentiellement constituée de châtaigniers et de chênes. Son relief et sa mosaïque de sols expliquent la grande variété de paysages : futaies de chênes anciens, pentes couvertes de châtaigniers, aulnaies-frênaies dans les vallons...

Malgré son contexte périurbain, la forêt abrite une riche biodiversité, notamment dans les milieux ouverts comme l'étang de Saint-Cucufa, et les lisières. On y trouve d'intéressantes espèces d'oiseaux, d'amphibiens, de reptiles, de chiroptères, et une grande variété d'insectes. Quelques chevreuils, issus des réintroductions de 1989 et 1990, sont également présents.

Travaux programmés : sécuriser et renouveler la forêt

Les actions sylvicoles menées par les forestiers dans la forêt sont guidées par "l'aménagement forestier" document approuvé par arrêté ministériel, établi pour la période 2010-2024. Ce document est la feuille de route du gestionnaire qui, après des inventaires et un état des lieux, définit des objectifs et prescrit les actions à mener chaque année pour : éclaircir et renouveler la forêt, favoriser la biodiversité, entretenir et améliorer les équipements d'accueil.

Depuis 2017, la forêt domaniale de La Malmaison est gérée en futaie "irrégulière". Cette sylviculture "irrégulière" a été mise en place en réponse aux attentes du public francilien et se différencie de la futaie régulière plus couramment déployée dans les forêts publiques de l'Hexagone, où tous les arbres ont le même âge dans même une parcelle. Avec la sylviculture irrégulière, les arbres d’âge, d’essence et de taille variés cohabitent sur une même parcelle. Ce mode de sylvicultre permet de maintenir un couvert boisé permanent, car les arbres sont prélevés sur une parcelle en dosant quantité et qualité.

Ce changement de sylviculture amène les forestiers à passer plus fréquemment dans les parcelles même si les actions sylvicoles sont plus légères. Les choix sylvicoles se font arbre par arbre, et non plus à l’échelle de la parcelle. Ce travail, poussé au plus fin, vise à maintenir des bois de bonne qualité, et ceux présentant un intérêt environnemental ou paysager. Les éclaircies régulières et le renouvellement se font simultanément sans avoir recours aux coupes définitives ou rases*. L’aspect boisé de la forêt se trouve maintenu en permanence.

*Les coupes rases restent parfois nécessaires dans quelques cas très particuliers : crise sanitaire, maladies, mise en sécurité.

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