Les forêts de nos territoires

Forêt de plaine, de montagne, de littoral… Les forêts de France sont à l'image du pays : extrêmement diverses, sous l'effet de facteurs qui se combinent - géographiques, géologiques, climatiques, historiques ou socio-économiques.
©Giada Connestari / ONF

Des forêts riches et variées

La forêt française métropolitaine gagne du terrain. Selon l’inventaire forestier 2017 de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), sa superficie augmente de 0,7% par an depuis 1985. De 14,1 millions d’hectares en 1985, la métropole compte aujourd’hui 17 millions d’hectares de forêt.

©IGN

Une diversité d’essences

Avec 138 essences d’arbres, la forêt française métropolitaine compte près de 75% des essences présentes en Europe. Les départements et régions d’outre-mer (DROM) regorgent également d’une grande richesse écologique, avec plus d’un millier d’essences d’arbres. Une diversité qui s’explique par la variété des milieux et qui offre une précieuse richesse aux sylviculteurs.

Les essences en France métropolitaine :

* Aux sept essences principales se mélangent des essences secondaires par leur importance, mais pas toujours par leur valeur d'usage : merisiers, charmes, tilleuls, érables, frênes, alisiers, trembles, aulnes...

Forêt communale de La Londe-Rouvray (Seine-Maritime)
©Giada Connestari / ONF

Forêts de plaine

La majorité des forêts françaises métropolitaines sont des forêts de plaine. Riches d’une grande multiplicité d’essences, majoritairement des feuillus, elles abritent également une biodiversité vaste et précieuse. D’un point de vue économique, les forêts de plaine sont les plus productives de France. Cela s’explique avant tout par la richesse de leur patrimoine, mais aussi par leur accessibilité.

Forêts du littoral
©Giada Connestari / ONF

Forêts du littoral

Les forêts du littoral jouent un rôle écologique, économique et social. En fournissant du bois destiné à la production, elles abritent aussi un patrimoine biologique riche et préviennent des risques naturels comme l’érosion. Les dunes non boisées sont fragiles et protégées par des techniques qui favorisent la végétation pour freiner l'ensablement de l'arrière-pays. Ces paysages attractifs sont également un facteur de développement touristique. Les forêts du littoral présentent des caractéristiques différentes, selon qu’elles se trouvent en zone méditerranéenne ou atlantique.

©Vivien Marty / ONF

Forêts de montagne

Les forêts de montagne jouent un double rôle de protection et de production tout en maintenant la qualité des paysages et la biodiversité. Elles sont composées de feuillus (chêne et hêtre) mélangés ou non à des résineux dans les parties les moins élevées ; en altitude, les résineux dominent largement (pins, sapins, mélèzes et épicéas).

Elles remplissent un rôle important de prévention des avalanches, des chutes de pierre, des glissements de terrain et de protection des sols. Leurs écosystèmes jouent un rôle central de régulation des eaux superficielles et souterraines, avec un impact d'autant plus significatif sur la qualité des eaux que les zones de montagne abritent les sources des plus grands fleuves d'Europe.

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Forêts d’Outre-mer

Les forêts des cinq départements et régions d’Outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Mayotte et La Réunion) couvrent 8,7 millions d'hectares. La forêt tropicale guyanaise représente à elle seule 7,5 millions d'hectares, soit 85% du département. Le taux de boisement atteint 38% en Guadeloupe (64 400 ha), 42% en Martinique (46 500 ha) et 40% à La Réunion (1,1 million d’ha).

Ces massifs forestiers se caractérisent surtout par leur très grande diversité biologique, notamment la forêt guyanaise qui appartient à la forêt amazonienne. Pour cette dernière, on estime les espèces végétales à environ 10 000 (dont 1 000 essences d’arbres), les vertébrés à 1 200, les insectes à 400 000 (soit 10% à 20% des espèces inventoriées dans le monde).