En forêt du Gâvre, les forestiers à nouveau mobilisés pour les chauves-souris !

En 2021, grâce au parrainage et au mécénat de Goodeed et de la Fondation IKEA, les forestiers de l'Office national des forêts (ONF) ont mené des travaux de restauration sur 26 ponts en forêt domaniale du Gâvre (Loire-Atlantique). Objectif : favoriser la présence des chauves-souris sur le massif en multipliant les zones potentielles d'habitat.

Grâce à de nombreux aménagements dédiés, la forêt du Gâvre est aujourd’hui devenue l’un des deux sites majeurs pour les chiroptères à l’échelle du département de la Loire-Atlantique. Après de nombreuses études et inventaires, les forestiers du réseau naturaliste "Mammifères" de l’ONF et les associations environnementales locales ont pu répertorier la présence de 19 espèces de chauves-souris en forêt du Gâvre, sur les 22 espèces connues en région Pays de la Loire. On peut citer parmi ces petits mammifères ailés présents sur le massif : le Grand Rhinolophe, le Grand Murin, le Murin de Bechstein ou encore la Barbastelle.

Appréciant le patrimoine historique de la forêt du Gâvre, ces petits mammifères utilisent ponts et vestiges de guerre en tout genre, en plus des cavités naturelles des arbres ou des rochers, pour se créer des zones de refuge, d'hibernation ou encore de reproduction.

Après la réfection et la mise en sécurité des vestiges de la Seconde Guerre mondiale, c'est au tour des petits ponts du massif d'avoir fait l'objet d'une restauration importante, grâce au soutien de la Fondation IKEA et de Goodeed. Une restauration pour une hibernation 100 % tout confort !

En images...

En 2021, les forestiers sont encore allés un peu plus loin en faveur de la biodiversité et des mammifères ailés... En effet, 26 ponts ont été identifiés en pleine forêt comme sites prioritaires pour favoriser l'implantation des colonies présentes et futures de chauves-souris. Les chiroptères observés et recensés utilisent chaque année ces ponts en pierre datant du XIXe siècle pour l’hibernation mais aussi potentiellement pour la mise bas au printemps.

Les joints maçonnés des têtes de pont étaient très dégradés et les pierres menaçaient de tomber sur de nombreux sites. Parfois la voûte était partiellement effondrée. Tous ces travaux de réfection sont aujourd'hui terminés.

Les prochains inventaires permettront aux forestiers de l'ONF de mesurer l'impact positif de ces travaux sur les chiroptères du massif. Pour l'instant, laissons-les prendre place et profiter de ces nouveaux aménagements en toute quiétude et sans dérangement...

Quelques chiffres...

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