Le bilan patrimonial de l'impact de l'activité aurifère
A partir des relevés de terrain effectués par l’US Nature depuis sa création en 1996, l’ONF alimente régulièrement différentes bases de données en liaison avec son SIG Guyane (Système d’Information Géographique).
Ces informations recoupées en 2005 avec les données fournies par les images satellites, au moyen d’une méthode d’analyse mise au point par le CIRAD, ont permis de dresser un bilan de l’impact de l’orpaillage sur le massif forestier guyanais.
Ce bilan permet une observation de l’évolution de l’occupation de cette activité à partir de 1990, en 2000 et fin 2005.
Les superficies déforestées et travaillées sont passées de 200 ha en 1990, à 4 000 ha en 2000, pour atteindre fin 2005 la valeur de 11 500 ha.
Le linéaire de cours d’eau marqués directement par l’impact des chantiers (il s’agit presque exclusivement d’une activité alluvionnaire traitant le fond des cours d’eau et leur vallée sédimentaire) est de 1 333 km.
Quant à l’aval des secteurs travaillés, touché par les diverses pollutions et rejets, il concernerait un linéaire de 4 671 km.