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Cryptoméria, le sapin créole

Une fois l'arbre abattu pour valoriser son bois, la cîme des cryptomérias se transforme à noël en merveilleux sapin lumineux
Une fois l'arbre abattu pour valoriser son bois, la cîme des cryptomérias se transforme à noël en merveilleux sapin lumineux © Alain Fontaine / ONF

Quelques forêts résineuses ponctuent ici et là les paysages des Hauts de La Réunion : Plaine des Cafres, Petite Plaine, Hauts de Saint-Denis, Les Makes, Cilaos... Elles sont constituées d'une espèce originaire du Japon : le Cryptoméria.

Ce conifère, introduit sur l'île à la fin du XIXe siècle a été adopté dès les années 50 comme essence de reboisement en raison de son adaptation aux sols volcaniques, au climat montagnard, aux vents cycloniques (bien que des cyclones très violents aient totalement détruit certains massifs).

Planté à des altitudes comprises entre 900 et 1.800 m, il couvre sur l'ensemble de l'île, une surface totale d'environ 2.500 ha. Il est avec le Tamarin des hauts, la seule essence forestière à alimenter l'unique scierie industrielle de l'île ; les boisements, qui ne sont pas en extension, sont amenés à approvisionner le marché local du bois à raison de 10.000 m3 de grumes par an.

Exploité entre 30 et 50 ans, il fournit un bois assez tendre, de belle couleur jaune-brun, apprécié pour l'ameublement intérieur, le mobilier rustique, la petite charpente, le coffrage.

Très branchu, sa sylviculture prévoit plusieurs élagages pour l'obtention d'un bois sans nœuds.

Ses futaies assez sombres et fraîches sont, durant l'été austral, très prisées des Réunionnais qui viennent y pique niquer.

Dans le Cirque de Salazie, on le retrouve à la Plaine des Merles et sur le plateau de Terre Plate où il a remplacé sur une centaine d'hectares des occupations agricoles sans titre.

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