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Lutter contre les espèces invasives

Les invasions biologiques sont aujourd'hui considérées comme la deuxième cause mondiale de l'érosion de la biodiversité. Les collectivités d’Outre-mer, principalement insulaires, sont en première ligne face aux espèces exotiques envahissantes. L'ONF Guadeloupe prend en compte cette problématique et reste vigilant sur les risques d'introduction ou de développement de ces espèces.

Qu’est ce qu’une espèce invasive ?

Une espèce invasive est avant tout une espèce dite exotique, c'est-à-dire qu'elle est extérieure à son aire de répartition initiale. Son déplacement ou son introduction sont principalement l'œuvre de l'homme.

Une espèce exotique ou allochtone est considérée comme invasive quand elle est introduite intentionnellement ou fortuitement par l'homme, qu'elle se comporte comme un agent de perturbation de son écosystème d'accueil et qu'elle nuit à la diversité biologique indigène.

Source : IUCN 2000

De nombreux facteurs de vulnérabilité propres à la Guadeloupe

La Guadeloupe, comme le reste de l'Outre-mer, est particulièrement exposée aux invasions biologiques.

Plusieurs facteurs expliquent cette vulnérabilité :

  • une faible surface terrestre, des forts taux d'endémismes mais des biotopes généralement peu diversifiés avec des niches écologiques vacantes
  • les dégradations et la fragmentation des habitats, suite à une urbanisation et une démographie croissante sur des territoires restreints et fragiles
  • le climat, les risques naturels et le réchauffement climatique. L'occurrence et l'intensité des catastrophes naturelles sont plus importantes
  • la dimension historique : les introductions d'espèces remontent aux plus lointaines colonisations
  • les activités à risques telles que les activités commerciales (agricultures, horticultures, animalerie, tourisme...).

L’ONF participe au suivi des espèces invasives

Si peu d'espèces exotiques envahissantes ont fait l'objet de programme de contrôle, des actions de sensibilisation sont réalisées par les associations et le plan d'actions régional pour la biodiversité fournit un cadre pour « améliorer la connaissance et le suivi des espèces à problèmes ». Il propose en outre de mettre en œuvre un état des lieux des espèces envahissantes.

Pour sa part, l'ONF prend en compte cette problématique et reste vigilant sur les risques d'introduction ou de développement de ces espèces. Ainsi dans les programmes d'aménagement d'espaces naturels, le choix des espèces est rigoureusement fait. Nous participons également aux réflexions menées avec les autres partenaires sur l'évolution de la Fourmi manioc.

La fourmi manioc (Acromyrmex octospinosus) est une espèce défoliatrice qui provoque des dégâts importants en forêt et dans les cultures
La fourmi manioc (Acromyrmex octospinosus) est une espèce défoliatrice qui provoque des dégâts importants en forêt et dans les cultures © ONF

Les collectivités d'Outre-mer particulièrement concernées

Elles possèdent en effet des richesses naturelles exceptionnelles et abritent davantage de plantes vasculaires et de vertébrés endémiques que n'en compte toute l'Europe occidentale.

Les menaces qui pèsent sur cette biodiversité sont particulièrement importantes.

En plus des conséquences économiques et sanitaires importantes, l'un des risques majeurs est d'aboutir à une uniformisation des paysages naturels d'Outre-mer avec une faune exotique banalisée.