+ de critères

Circulations

La circulation motorisée dans les espaces naturels et les forêts en particulier est très encadrée par la loi. Mais les possibilités de parcourir la forêt à pied, à cheval, en vélo… sont immenses.

Voitures et véhicules tout terrain à moteur

La circulation des véhicules à moteur est très règlementée car l'impact sur les milieux naturels peut être fort (bruit, dérangement de la faune, destruction de flore ou d'habitats). Tout comme les voitures, les véhicules tout terrain, 4x4, quads, motos, sont interdits en dehors des routes « ouvertes à la circulation publique ».

Les routes ouvertes sont les routes publiques, départementales, voies communales et les chemins ruraux carrossables. Certaines routes forestières (routes privées construites et utilisées pour la gestion de la forêt), revêtues ou empierrées, sont également parfois accessibles, en tout ou partie, aux véhicules à moteur. Dans tous les cas, le Code de la route s'y applique et une vigilance accrue est de mise. Les maires peuvent aussi réglementer la circulation sur certaines voies pour préserver des espaces naturels remarquables.

L'interdiction de circuler sur une route forestière carrossable est matérialisée par une barrière ou un panneau. Un parking positionné avant la partie fermée permet souvent aux promeneurs de profiter en toute sécurité d'un cheminement facile dans un environnement forestier préservé.

Dans les grands massifs forestiers, les plans de circulation ont pour objectif de définir ou redéfinir la place de la voiture. Ils sont approuvés par la très grande majorité des riverains et du public car ils sont conçus pour préserver la tranquillité de la forêt et de ses visiteurs en limitant la pénétration automobile au cœur des massifs. Proposés par l'ONF en concertation avec les collectivités riveraines, ils sont matérialisés par une signalétique claire sur le terrain.

En vélo ou à cheval

Les cyclistes, VTTistes et cavaliers trouvent en forêt un environnement privilégié pour pratiquer leur loisir favori. En randonnée, ils choisissent volontiers les traversées de forêt car le réseau de petites routes, allées et chemins forestiers leur permet de rallier leurs points d'étape en évitant au maximum la circulation automobile.

Le Code forestier (Article R 163-6) reste néanmoins assez strict vis-à-vis des vélos et chevaux en forêt. En particulier, circuler à l'intérieur des peuplements forestiers, en dehors des chemins, est strictement interdit.

En forêt domaniale, la circulation des chevaux et vélos est généralement possible sur les chemins forestiers, dans le respect de la forêt et des autres usagers. Dans des secteurs très fréquentés, en forêt périurbaine et dans certains sites touristiques, leur circulation est limitée aux allées forestières larges (plus de 2,50 m) et aux itinéraires balisés. Des réglementations particulières peuvent également restreindre ou interdire la circulation pour protéger des milieux remarquables ou des secteurs forestiers particulièrement fragiles.

Aménager des pistes et itinéraires cyclables ou équestres répond parfois à un vrai besoin pour limiter les impacts sur la forêt, les problèmes de sécurité ou les conflits entre usagers. C'est aussi un moyen pour proposer une véritable offre de découverte touristique aux cavaliers, cyclotouristes et VTTistes. Ainsi, le réseau de pistes cyclables des forêts du littoral atlantique, développé dans le cadre d'un projet global avec la participation de l'ONF, est maintenant reconnu comme élément de l'identité touristique locale.

On peut être en contact avec la nature, à pied, à cheval ou en vélo
On peut être en contact avec la nature, à pied, à cheval ou en vélo © Anne-Marie Granet / ONF

A pied

En France, les piétons peuvent circuler librement en forêt dès lors qu'il n'y a pas d'interdiction matérialisée, permanente (réserves) ou temporaire (action de chasse, chantier d'exploitation forestière...). Une majorité de promeneurs apprécie la présence rassurante de circuits balisés qui permettent de retrouver le point de départ dans un temps estimé.

Plus ponctuellement, en fonction du contexte et du public, des équipements plus élaborés peuvent être installés : sentiers à thème ou pédagogique, sentiers sportifs ou ludiques, boucles faciles pour personnes âgées et jeunes enfants, ou accessibles aux handicapés.

Les pratiques de randonnée s'étoffent et se diversifient aussi. Le patrimoine forestier sert par exemple de support aux randonnées Retrouvance® développées par l'ONF.

L'aménagement d'un itinéraire de promenade doit concilier l'harmonie avec le site et la préservation des milieux sensibles
L'aménagement d'un itinéraire de promenade doit concilier l'harmonie avec le site et la préservation des milieux sensibles © Anne-Marie Granet / ONF

Concevoir, entretenir, encadrer, surveiller… des compétences de l’ONF

Concilier les circulations de tous ceux qui traversent, parcourent et visitent la forêt, avec sa protection, sa gestion et son entretien, est au cœur des préoccupations de l'ONF.

Dans ce cadre, ses personnels, présents dans les forêts qu'ils gèrent et donc connaissent bien, en prise directe avec les acteurs locaux et en contact avec le public, sont à même de proposer et de participer à la conception, la reconnaissance et la réalisation d'itinéraires pour des pratiques variées.

L'élaboration se fait souvent dans le cadre d'une réflexion élargie, à l'échelle d'une intercommunalité, d'un Pays, d'un parc naturel régional. Les réseaux d'itinéraires de promenade ou de randonnée, à pied, à cheval ou à vélo, peuvent alors s'intégrer dans les Plans départementaux des espaces, sites et itinéraires (PDESI) pour une meilleure garantie de pérennité.

Les itinéraires de promenade ou de randonnée existants doivent régulièrement être entretenus : débroussailler ou élaguer le tracé, rénover le balisage et la signalétique, sont des tâches que les équipes d'ouvriers de l'ONF assurent régulièrement, à moins que les collectivités ne préfèrent les réaliser dans le cadre de chantiers d'insertion dont l'ONF peut assurer l'encadrement. Les associations de randonnée prennent aussi une part importante au balisage et à l'entretien des sentiers, en relation avec l'ONF pour les forêts publiques.

Faire appliquer la réglementation est également une des missions de l'ONF, dont les personnels, assermentés, sont habilités à verbaliser les contrevenants. En complément, la prévention et l'information doivent être développées, en partenariat avec les collectivités intéressées, notamment sur certains sites sensibles pendant les périodes de forte fréquentation.

Ressources