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Les forêts gérées

En Franche-Comté, à l’inverse des autres régions françaises, la forêt est majoritairement publique : l’office gère 60 % de l’espace boisée, soit 393 849 ha. Ces forêts, présentes sur l’ensemble du territoire, sont un des éléments clefs du patrimoine franc-comtois. Petit tour d’horizon…

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Célèbre pour ses résineux de grande qualité, la forêt franc-comtoise est néanmoins dominée par les feuillus. Les trois quarts de la surface publique sont ainsi occupés par des peuplements de chêne et de hêtre, localisés dans les plaines et les plateaux de faible altitude.

Jadis organisés en taillis sous futaie, afin de produire du bois de feu utilisé dans les salines et les verreries, ces peuplements de feuillus ont été transformés en futaies à partir de 1960. Ils abritent aujourd'hui des arbres de grande taille qui fournissent du bois d'œuvre.

Le chêne est surtout présent dans les plaines et les vallées alluviales de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort. Ce sont des terrains aux sols sensibles au tassement, ce dont il faut tenir compte dans la gestion forestière. On y trouve également des feuillus précieux (charme, frêne, érable, merisier...), favorisés par le traitement en futaie irrégulière.

Le hêtre, présent également en plaine et dans les vallées, devient plus important vers 600 m, sur le premier plateau jurassien et sur les collines sous-vosgiennes. En altitude, il accompagne les résineux et a tendance se propager depuis quelques années, profitant, dans le Jura, d'un recul des épicéas.

Des résineux de qualité

Bien qu'elles ne représentent qu'un quart de la surface boisée, les forêts de résineux produisent 70% des bois commercialisés.

On les trouve sur le deuxième plateau jurassien et sur les versants vosgiens, à partir de 800 m d'altitude.
Les sapins, dans une proportion de 70%, y sont mêlés aux épicéas (20%) et aux hêtres (10%). Sur les hautes chaînes, les épicéas deviennent dominants, et sont réputés pour la qualité de leurs bois, utilisés en lutherie.

D'une manière générale, ces forêts résineuses sont des futaies vieillies et souvent sous-exploitées . Les très gros bois s'y sont accumulés, suite à plusieurs années de gestion conservatrice, notamment dans la région de Pontarlier et Champagnole. Une situation désavantageuse sur le plan sylvicole, commercial et sanitaire.

Dernièrement, des opérations de résorption des très gros bois ont été menées, favorisant un renouvellement en continue et une sylviculture dynamique.

Des forêts de renom

Constitutives de l'identité franc-comtoise, certaines forêts publiques sont particulièrement réputées, tant pour leurs produits que pour leur richesse écologique et paysagère.

On peut notamment citer :

  1. La forêt de Chaux
    C'est la deuxième plus grande forêt de France, avec une superficie de 20 493 ha. On y trouve de nombreux vestiges du passé, comme l’oratoire de Saint Thibaud, patron des charbonniers, et les forges de Fraisans (devenues musée) qui réalisèrent une partie de la tour Eiffel.
  1. Le massif du Risoux et la forêt du Massacre (ainsi nommée parce que des renforts envoyés par François Ier en 1535, furent massacrées par le duc de Savoie qui assiégeait Genève).
    Ils abritent plusieurs espèces d'oiseaux protégées, notamment le grand Tétras, la gélinotte des bois et la chevêchette d'Europe, une chouette de la taille d'un étourneau.
  1. La forêt de Saint Antoine, en Haute-Saône, au cœur de la Réserve naturelle des Ballons Comtois où l'on trouve un grand nombre de tourbières.
  1. La forêt de Joux, dans le Jura, l'une des plus belles sapinières de France. Certains de ses sapins, dits présidents, mesurent près de 50 mètres de haut.
    Elle est prolongée par la forêt de Levier qui habrite le parc animalier du Rondé.
    Bordée de sentiers éducatifs, d'aires de jeux et de belvédères, la route des Sapins (42 km) traverse ces deux forêts.

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