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Histoire et patrimoine

La gestion de ce territoire par l’administration des Eaux et Forêts dès 1923, a permis de conserver les traces du conflit et de sauvegarder la plupart des vestiges et sites sacrés qui témoignent de "l’enfer de Verdun".

Avant guerre, un paysage à dominante agricole

Avant 1914, le paysage se caractérisait par des champs ouverts, des vignes, des vergers et quelques boisements de feuillus. L'agriculture structurait l'espace.

Une route qui serpente entre les champs
© Anne-Marie Granet / ONF

Un conflit dévastateur

Tout au long de l'année 1916, la bataille de Verdun bouleverse le territoire (des millions d'obus tombés, des centaines de kilomètres de tranchées, tunnels, abris creusés, neuf villages détruits...). Son bilan humain est terrible, avec 300.000 tués et 400.000 blessés.

Après la guerre, les terrains furent classées en deux catégories : ceux conservés comme vestiges de guerre (fort de Douaumont, Ossuaire...) et ceux confiés à l'Administration forestière afin d'être reboisés.

Carte postale historique avec des soldats en train de construire une tranchée sous bois

Les vestiges de la guerre en forêt

Aujourd'hui, la forêt occupe l'ensemble de la zone, à l'exception d'un axe sud/nord constitué de sites protégés (Mémorial de Verdun, Ossuaire de Douaumont, fort de Douaumont, champ de tir militaire).

Le site classé "Partie centrale du champ de bataille de Verdun" regroupe 7 monuments historiques et 6 villages détruits répartis sur 916 ha.

La forêt abrite de très nombreux autres vestiges.

Une statue en forêt à la mémoire des combattants
© Philippe Lacroix / ONF
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