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Un vaste "poumon vert" à l’ouest de Rouen

Occupée dès le IIIe siècle, cette ancienne forêt royale a longtemps été victime de défrichements et de surexploitation. Après la Révolution, Roumare a été peu à peu reconstituée, pour devenir aujourd’hui un site reconnu pour la richesse de sa flore, de ses peuplements et de son histoire. Représentative des multiples enjeux auxquels doivent faire face les forêts du XXIe siècle, elle est labellisée "Forêt d’Exception®".

> La forêt dans son territoire

Illustration
© Anne-Marie Granet / ONF

Nichée dans un méandre de la Seine à 7 km à l’ouest de Rouen, la forêt domaniale de Roumare fait partie d’un vaste massif de 5.000 ha. Poumon vert aux portes de l’agglomération rouennaise, elle accueille chaque année près d’un million de visiteurs et contribue à la qualité de vie des habitants.

Composée principalement de Hêtre, de Chêne et de Pin sylvestre, la forêt abrite une grande biodiversité. Crapaud commun, Grenouille verte ou Triton crêté peuplent ses mares tandis que ses futaies accueillent plus de 90 espèces d’oiseaux, dont certaines de grand intérêt comme la Bondrée apivore, l’Epervier d’Europe ou le Busard Saint-Martin. Les petits mammifères comme le renard, le blaireau ou la martre, cohabitent avec le cerf, le sanglier et le chevreuil.

Pour préserver l’intégrité de ce massif soumis à de fortes pressions urbaines, Roumare a été classée forêt de protection en 2007. Le 2 juin 2015, Roumare, la forêt Verte et La Londe-Rouvray ont reçu le label "Rouen Forêt d’Exception®", qui valorise la qualité des patrimoines et de la gestion partenariale menée dans ces trois forêts périurbaines confrontées à de multiples enjeux.

> Les forestiers en action

Les forestiers assurent le renouvellement de la forêt en menant une sylviculture qui privilégie le traitement en futaie régulière et la régénération naturelle des essences en place. Des plantations sont parfois aussi nécessaires pour favoriser les essences les mieux adaptées aux sols et aux évolutions climatiques à venir. Les zones les plus sensibles ou fréquentées (coteaux d’Hénouville, mare Epinay…) bénéficient d’un traitement en futaie irrégulière qui assure la permanence du couvert forestier.

La mise en place d’îlots de vieux bois, la diversification des essences et l’entretien des mares permettent de favoriser la biodiversité de la forêt.

La préservation des jeunes pousses, dont les animaux sont friands, nécessite d'organiser la régulation des populations de cerfs, chevreuils et sangliers par la chasse.

> Les forestiers vous recommandent

54 km de sentiers pédestres balisés, 26 km de voies forestières accessibles aux cyclistes et 100 km de pistes équestres vous permettent d’explorer cette vaste forêt périurbaine.

Le parc animalier situé au carrefour du Hêtre des Gardes permet aux petits et grands de découvrir la faune de la forêt. A proximité, voyagez parmi les 37 essences de l’arboretum du Petit Charme ou plongez dans une succession d’ambiances forestières le long du circuit des 13 chênes (8 km).

Sans oublier la mare Epinay dans son écrin naturel, équipée d'une plateforme d'observation.

En bordure de forêt, l’abbaye Saint-Georges à Saint-Martin-de-Boscherville offre enfin ses splendeurs romanes aux amateurs d’histoire.

  • Situation : département de la Seine-Maritime, sur les communes de Canteleu, Maromme, La Vaupalière, Montigny, Hénouville, Quevillon, Saint-Martin-de-Boscherville, Sahurs, Saint-Pierre-de-Manneville, Val-de-la-Haye
  • Altitude : de 18 à 138 m
  • Surface : 3.992 ha
  • Principales essences : Hêtre (30%), chênes sessile et pédonculé (20%), Chêne rouge (3%), autres feuillus (3%), Pin sylvestre (30%), Pin laricio (6%), autres résineux (4%), espaces non boisés (4%)
  • Aménagement forestier : de 2004 à 2022.
Ressources