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Le domaine géré

L’ONF gère 32% de l’espace boisé en Bourgogne et 42% en Champagne-Ardenne. En tout, plus de 600.000 ha de forêts qui comprennent la plupart des massifs les plus prestigieux. Majoritairement en plaine et dominées par les feuillus, ces forêts présentent néanmoins une grande variété écologique et paysagère. Petit tour d’horizon…

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En Bourgogne

Avec un taux de boisement de 30%, la Bourgogne est la cinquième région française la plus verte. L'ONF en gère 32%, soit 107 forêts domaniales (100.700 ha) et 1.540 forêts communales (209.800 ha).

Malgré la prédominance des essences feuillus dans cette région, majoritairement de plaines et collines (le Haut-Folin dans le Morvan culmine à 901 m), ces forêts présentent une grande diversité, conséquence des influences climatiques et de la variété des sols (granites, roches volcaniques, schistes, argiles, limons, calcaires, alluvions...).

Le chêne couvre 70% de l'espace boisé bourguignon. Les chênaies les plus productives se trouvent à l'Est, dans les vallées de la Saône et de la Bresse, et à l'Ouest, sur les plaines et les plateaux nivernais.

Le Hêtre pousse en espèce dominante sur les plateaux calcaires les plus arrosés (le Châtillonnais, le Tonnerrois et "La Montagne"), ainsi que sur les parties les plus élevées du Morvan. Deuxième essence des forêts bourguignonnes, il peut être accompagné suivant les milieux, de chênes, de charmes, d'érables, de fruitiers ou de tilleuls.

Autre feuillu relativement présent dans les forêts de la région : le Peuplier, notamment dans le Val-de-Saône et l'Yonne, surtout en forêt privée.

Les résineux, occupent environ 160.000 ha, soit 18% de la surface boisée. Un chiffre en constante diminution, les plantations et régénérations feuillues gagnant sans cesse du terrain. Il s'agit principalement de pins noirs et pins sylvestres sur les plateaux calcaires, d'épicéas et de douglas dans le Morvan, le Clunisois et le Haut-Beaujolais.

En Champagne-Ardenne

Avec un taux de boisement moyen de 25%, la région Champagne-Ardenne se situe dans la moyenne nationale. Si la forêt champardennaise offre des atouts incontestables pour la protection des milieux et l'accueil du public, elle se situe aussi au quatrième rang national pour le volume de bois produit.

En Champagne-Ardenne, 61,4% du territoire est consacré à l'agriculture. Outre la production de vin de Champagne, le territoire possède le premier groupe céréalier d'Europe. Les forêts jouent donc un rôle important dans l'économie et le développement des territoires champardennais. Elles couvrent un peu plus de 660.000 ha et sont, comme en Bourgogne, largement dominées par les feuillus.  

On trouve essentiellement trois grands types de forêts dans la région : la forêt continentale, la forêt tempérée atlantique à l'Ouest, et la forêt sub-montagnarde dans les Ardennes primaires. 

L'Office gère 42% de cet espace, ce qui correspond à 14% de forêts domaniales et 28% de forêts des collectivités appartenant en grande partie aux 858 communes forestières. Particularité de la région : la prédominance de la Haute-Marne en matière de forêt. Presque la moitié des forêts publiques de Champagne-Ardenne se situe dans ce département.

La région se distingue également par l'importance des cours d'eau : en tout plus de 10.000 km auxquels s'ajoutent 30.000 ha de plans d'eau, notamment les quatre grands lacs réservoir du Der, d'Orient, du Temple et d'Amance, qui servent notamment de refuge aux oiseaux migrateurs.

En considérant les sols, le climat et la topographie, on peut distinguer huit grandes zones naturelles en Champagne-Ardenne : les plateaux calcaires qui occupent 49% de la surface forestière publique de la région, les Ardennes primaires (16,5%), la Champagne humide (14%), l'Ouest champardennais (7,9%), Le Bassigny (6,5%), l'Argonne (4,6%), la Champagne crayeuse (1,2%) et les zones alluviales (0,3%).

D'après le dernier inventaire IFN, en forêt publique, l'arbre le plus présent en volume est le Chêne (31%), suivi du Hêtre (20%). Il pousse également 33% d'autres feuillus, dont 6% de feuillus précieux (fruitiers en particulier). Les résineux ne représentent que 16% du volume. Ils ont été implantés avec l'aide du Fonds Forestier national (FFN) à partir de  1947, quand la France cherchait l'autonomie dans l'approvisionnement en pâte à papier et bois de construction.

Aujourd'hui, le forestier préfère favoriser des essences autochtones et limiter au minimum les plantations résineuses en plaine, surtout dans le contexte du changement climatique.

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