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Les résineux

Les petites saillies portées par les écailles de mes cônes dans leur partie supérieure me valent mon nom : je suis le Pin à crochets.

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Survivant de l'ère glaciaire

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© Philippe Lacroix / ONF Illustration

Pour les scientifiques, je suis Pinus uncinata. On m'appelle aussi Pin de Briançon.

Comme tous les pins, je suis un conifère, de la famille des Pinacées. Considéré auparavant comme une sous-espèce du Pin mugo, le pin des montagnes, je suis désormais une espèce à part entière.

Je suis un des plus ancien pins européens, survivant de l'ère glaciaire.

Pour compliquer mon identification, je m'hybride naturellement avec le pin sylvestre.

Je pousse sur des pentes abruptes, des falaises, des éboulis

Représentatif de l'étage subalpin, on me trouve en montagne entre 1600 et 2200 m d'altitude.

Aimant le soleil, je sais aussi bien résister à la sécheresse qu'au froid et au vent.

Quand celui-ci souffle fort, je m'adapte en prenant une forme rabougrie. Quand il est trop puissant, il finit par briser mes branches de son côté, j'arbore alors un port dit en drapeau.

On me trouve dans les Pyrénées et les Alpes, plus rarement dans le Jura et le Massif central, très rarement dans les Vosges. Pouvant prospérer sur des sols acides, à eaux stagnantes, je pousse également dans les tourbières.

Ma taille adulte varie entre 10 et 25 m.

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© C. Gayard / ONF Illustration

Mon écorce rappelle celle de l'Epicéa.

Mes aiguilles sont réunies par deux et mesurent entre 4 et 8 cm. Raides et dressées, elles sont vert foncé.

Mes cônes portent des crochets

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© Maurice Dedieu / ONF Illustration

Monoïque, je porte mes chatons mâles et femelles sur un même pied.

Quant à mes cônes, long de 3 à 7 cm sur 1,5 à 3 m, vous les reconnaîtrez facilement, car en plus de porter de petits crochets, ils sont dissymétriques, contrairement à ceux du Pin mugo.

Ils s'accrochent en oblique à mes rameaux.

Je suis un arbre nourricier

J'abrite de nombreux animaux, surtout des oiseaux comme le Grand Tétras qui m'adore.

Un autre oiseau, le Bec croisé des sapins, trouve à ma compagnie un réel intérêt : son bec, formé de deux mandibules croisées comme une paire de ciseaux, lui sert à extirper les graines de mes cônes dont ils se nourrit.

En fait, toute une faune très diversifiée dépend de ma fructification : du Mulot (qui consomme mes graines) à l'Ecureuil (qui consomme mes cônes mûrs) en passant par le Pic épeiche (qui lui se nourrit des cônes verts).

Mes utilisations

Je sers comme bois d'œuvre et en plantation de reboisement pour maintenir les sols et lutter contre l'érosion.

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