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Pin cembro, le pin qui pousse en altitude

Le pin des hautes altitudes, c'est moi, le pin cembro.

Le Pin des Alpes

Mon port est pyramidal ou ovale, de base large
Mon port est pyramidal ou ovale, de base large © Maurice Dedieu / ONF

Conifère, j'appartiens à la famille des Pinacées. Pinus cembra en latin, je réponds aussi au nom d'Arolle. Ou encore de Pin des Alpes.

Normal, puisque je ne suis présent à l'état naturel que dans les Alpes centrales et dans la partie orientale des Alpes intermédiaires, entre 1400 et 2500 m.

Là-bas, les hivers sont très longs et les températures rigoureuses. Essence de demi-ombre, je suis souvent sur les versants en exposition fraîche et ventée.

J'apprécie les sols plutôt siliceux, même très acides, pour peu qu'ils soient frais, non compacts et accompagnés d'humus brut épais.

J'accepte les sols carbonatés, les éboulis et les sols superficiels et rocheux.

On me trouve souvent en mélange avec le Mélèze et le Pin à crochets.

Qui va lentement va longtemps

Plutôt lent, il me faut 30 ans pour devenir un arbrisseau de 1,30 m de haut.

Mais je compense avec mon espérance de vie de 600 ans : je peux ainsi atteindre les 25 m.

De pourpre, mes châtons mâles vont devenir jaunes
De pourpre, mes châtons mâles vont devenir jaunes © Maurice Dedieu / ONF

Je porte une écorce lisse gris verdâtre quand je suis jeune mais qui s'écaille avec le temps.

Eté comme hiver, mes rameaux, pubescents, gardent une couleur vert-bleuté.

Mes aiguilles vert foncé, denses et rigides, sont regroupées par 5, chose rare chez les pins : mes cousins les portent plutôt par deux. De section triangulaire, elles mesurent de 5 à 12 cm.

Monoïque, je porte mes fleurs mâles et femelles sur le même pied. Mes chatons mâles sont pourpres puis jaunes quand ils s'ouvrent et mes chatons femelles rouges. Mes bourgeons sont cylindriques et pointus.

Mes cônes de 8 cm sont ovoïdes, trapus et violacés, pruineux avant maturité. Leurs écailles sont larges et arrondies. La première année, ils tombent sans s'ouvrir.

J'utilise des casse-noix mouchetés

Mes graines sont assez lourdes : c'est problématique pour la dissémination.

Pour faire face à cette faiblesse, j'ai mis au point une stratégie. J'utilise des casse-noix mouchetés : ces oiseaux viennent taper sur le pédoncule de mes cônes, les détachent et les emportent. Ils se servent d'une sorte d'enclume naturelle pour libérer mes graines puis les avaler. Ou les stocker dans l'humus.

Comme il leur arrive de les oublier dans leur cachette, elles peuvent germer !

Un bois de sculpture

Mon bois tendre, au grain très fin, est très facile à sculpter. Il est aussi très apprécié pour la fabrication de meubles.

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