Houx, gui, fragon... Les bonnes pratiques pour cueillir ces végétaux utiles à la biodiversité forestière

C’est la saison. Le houx, le gui et le fragon ont la cote en ce moment mais souffrent de cueillettes excessives, trop souvent destinés à une commercialisation illégale. Dans toutes les forêts publiques dont celles d’Île-de-France, l'Office national des forêts (ONF) autorise leur ramassage en petite quantité pour un usage familial. Avant les fêtes, une cueillette raisonnée respectueuse de l’environnement reste la règle.

En cette saison, trois plantes emblématiques sont régulièrement ramassées en forêt : le houx, le gui et le fragon. Ces plantes sauvages fleurent bon les fêtes de fin d'année. Le houx, par exemple, garni de ces fameuses baies rouge vif dont raffolent certains oiseaux dont les merles, sert à confectionner des couronnes, bouquets et autres décorations. Son feuillage persistant teinté d’un vert brillant semble être également très apprécié.  

Cueillir fait partie des plaisirs simples en forêt, souvent partagés en famille. Un moment agréable offrant à chacun la possibilité de se promener dans la nature. Malheureusement, les forêts connaissent aujourd’hui des ramassages intensifs de ces végétaux. Avant Noël, les collectes illégales destinées à la commercialisation sont fréquentes.

Contribuant à la l’identité paysagère des forêts, ces plantes sauvages favorisent la diversité biologique des forêts. Pour préserver cette valeur écologique, l’ONF appelle à une cueillette raisonnée, respectueuse de l’environnement.

Du houx. L'Office national des forêts (ONF) autorise sa cueillette en petite quantité pour un usage familial. - ©DR.

L'ONF met en garde les auteurs de cueillettes abusives

Le Code forestier interdit tout prélèvement en forêt sans accord du propriétaire. Que les forêts soient privées ou publiques, leurs fruits et produits appartiennent aux propriétaires.

Dans les forêts publiques, l’ONF tolère le ramassage à "caractère familial". Celui-ci ne doit pas dépasser l’équivalent d’une poignée par personne. Les agents de l’ONF veilleront, cet hiver, à faire respecter cette recommandation. Les prélèvements trop volumineux peuvent faire l’objet d’une amende, voire de sanctions pénales.

Dans plusieurs départements, l’Ilex Aquifolium (houx commun) et le Ruscus Aculeatus (petit-houx) représentent des espèces végétales protégées. L’interdiction de cueillette peut donc faire l’objet d’arrêtés préfectoraux spécifiques.

La vente de houx sauvage est proscrite sur les marchés. Le commerçant doit prouver que le houx mis en vente provient bien d’une culture et pas de la forêt, comme ci-dessous.

Le saviez-vous ? Couper son sapin de Noël, c’est interdit

  • La recherche beau sapin de Noël pourrait donner l'idée à certains d'aller le chercher directement en forêt. Jouer aux apprentis bûcherons en rapportant son sapin de Noël après une balade forestière n'est pas une bonne idée. Couper un arbre en forêt sans autorisation s'apparente tout simplement à du vol.
  • C'est une infraction. Un particulier surpris en train de couper un conifère se verra confisquer son matériel avec en prime une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros. Le jeu n’en vaut donc pas la chandelle !
  • Toutes ces mesures permettent la protection du patrimoine forestier dont il convient de préserver la richesse écologique.
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