Chenille de Bombyx disparate : des dégâts spectaculaires, mais sans dangers

Plusieurs forêts du Gers sont impactées par la prolifération de la chenille de Bombyx disparate. En se nourrissant de feuilles de chênes, elle peut provoquer une défoliation, sans pour autant nuire à la vie de l'arbre et des forêts.
Le 18 juin 2019, les responsables du département santé des forêts pôle Sud et l'ONF ont étudié la situation de la chenille de Bombyx au lac de la Bordette, en forêt de Bouconne (Gers). - ©ONF

En vous promenant ce printemps, peut-être avez-vous remarqué la présence de petites chenilles dans les chênaies ? Pas de panique, il s'agit probablement de la chenille de Bombyx disparate. Ce parasite est une chenille vorace qui se nourrit principalement de feuilles de chênes.

Fin mars, cette espèce a commencé à émerger dans plusieurs forêts du Gers, principalement en forêt de Bouconne. Des pics de pullulation apparaissent tous les 8 à 12 ans. Si les arbres risquent de connaître une très forte défoliation (perte de feuilles) qui pourra affaiblir leur croissance de l'année, ils ne sont pas pour autant en péril. En effet, ils sont capables de redévelopper un feuillage plus tard dans la saison.

Regroupement de chenilles du Bombyx disparate et de chrysalides. - ©ONF/Sébastien Moro

Des traitements biologiques

Pour se débarrasser de la chenille de Bombyx disparate, aucun traitement n'est nécessaire. Des prédateurs naturels comme des oiseaux, insectes ou maladies permettent de réguler la population de Bombyx. Par exemple, le calosome. Une présence beaucoup plus discrète de la chenille est notée en l’espace de deux années.

Ces pullulations de chenilles peuvent être perturbantes, voire désagréables, dans les forêts, parcs et jardins, mais il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Contrairement aux chenilles processionnaires, les chenilles de Bombyx disparate ne sont pas urticantes. Elles ne représentent donc pas un danger pour la santé publique ni pour la vie des chênes, rappelle l'ONF. Laissons faire la nature qui va mettre en place une réponse biologique pour remédier à cette invasion !

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