Dans la Drôme, l’ONF expérimente l’ingénierie low-tech pour restaurer les cours d’eau forestiers
Restaurer les sources de la Savasse
Le chantier s’est déroulé au niveau des sources de la Savasse, en forêt de Thivolet, sur la commune de Montmiral. Sur ce secteur de tête de bassin, le lit du cours d’eau s’est progressivement creusé et déconnecté de ses marges humides. L’eau s’écoule alors plus rapidement, accentuant l’assèchement des milieux en période estivale.
Pour y remédier, le projet prévoyait la mise en place d’ouvrages réalisés à partir de bois immergés et de matériaux disponibles sur place. Ces structures ne visent pas à bloquer l’eau mais à en ralentir l’écoulement. En favorisant les dépôts de sédiments et la diversification des écoulements, elles permettent progressivement au cours d’eau de se rehausser, de retrouver une dynamique plus naturelle et de réhydrater les sols et les zones humides environnantes.
Ces interventions reposent sur des techniques dites « low-tech », mises en œuvre avec des matériaux locaux et sans engins lourds. La journée technique avait également pour objectif de permettre aux forestiers de se familiariser avec cette approche afin de pouvoir la mobiliser, à terme, dans d’autres contextes forestiers.
Le chantier low-tech en images
©Olivann Omnes / ONF
©Olivann Omnes / ONF
©Olivann Omnes / ONF
©Olivann Omnes / ONF
©Olivann Omnes / ONF
©Linda LAURO / ONF
©Frédérique Zelmire / ONF
Une approche qui se développe sur le territoire
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de restauration des hydrosystèmes, fondée sur des principes d’hydrologie régénérative visant à ralentir l’évacuation de l’eau et à favoriser son infiltration dans les sols.
Dans la Drôme, plusieurs opérations de ce type ont déjà été menées, notamment sur la Lierne et à la confluence Lierne-Véore. Ces premières expériences permettent d’observer concrètement les effets de ces aménagements sur les cours d’eau et les milieux humides. Le territoire de Valence Romans Agglomération constitue aujourd’hui un terrain d’expérimentation pour ces approches. En redonnant plus de place à l’eau dans les paysages forestiers, ces interventions contribuent à maintenir des cours d’eau vivants, à mieux retenir l’eau dans les sols et à renforcer la biodiversité.
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