Après une tempête : les bons réflexes en forêt
Après une tempête, la forêt peut rester dangereuse même si les dégâts ne sont pas visibles. Arbres fragilisés, branches prêtes à tomber, sols instables… Pour garantir votre sécurité et permettre aux équipes de l’ONF d’intervenir, des réflexes simples sont essentiels. L'ONF vous recommande quelques bonnes pratiques à adopter avant de retourner en forêt.
Pourquoi la forêt est dangereuse après une tempête
Même plusieurs jours après une tempête, des risques réels peuvent perdurer :
- arbres déracinés ou fragilisés qui peuvent tomber sans prévenir ;
- branches suspendues (« chandelles ») prêtes à céder ;
- sentiers obstrués, sols glissants, racines apparentes ;
- des arbres sous tension pouvant céder sans prévenir.
Ces risques sont invisibles mais pourtant bien réels.
Les bons réflexes à adopter
- Évitez de vous rendre en forêt immédiatement après une tempête
- Respectez strictement les fermetures de massif
Barrières fermées, arrêtés municipaux ou préfectoraux, panneaux de danger. - Restez sur les chemins balisés
Même en cas de réouverture : ne contournez pas les obstacles, ne vous aventurez pas hors‑sentier, certains secteurs peuvent rester instables. - Gardez l’œil ouvert
Evitez les arbres penchés ou inclinés anormalement, écoutez les craquements. - Ne tentez jamais de dégager vous-même un arbre ou une branche
Les arbres en tension nécessitent une intervention professionnelle.
Que fait l’ONF
Avant et pendant la tempête
- communication des consignes de prudence ;
- expertise aux côtés des Préfets pour décider de la fermeture des massifs forestiers.
Après la tempête
En priorité
- sécuriser et dégager les voies d’accès aux forêts : routes forestières, parkings, aires d’accueil ;
- diagnostiquer et cartographier les zones touchées pour évaluer l’impact sur la forêt. L’ONF s’appuie sur des observations de terrain réalisées par les forestiers, complétées par l’analyse d’images aériennes (photos satellites, drones) qui permettent d'avoir une estimation plus précise des dégâts ;
- enlever les arbres qui risquent de tomber sur les sentiers et zones d’accueil du public ;
- sortir les bois tombés des parcelles (chablis) pour permettre à la forêt de se renouveler.
A moyen et long terme
- surveiller les zones forestières sinistrées. Les arbres affaiblis par la tempête sont plus vulnérables aux autres risques naturels (insectes ravageurs, incendies...) ;
- accompagner la régénération naturelle en pratiquant des dégagements mesurés des jeunes plants pour les aider à pousser face à la concurrence des autres espèces ;
- planifier des plantations si les dégâts sont importants, en sélectionnant des essences plus résilientes.
Comment savoir si une forêt est de nouveau accessible
En consultant le site des préfectures des départements concernés.
Arrêtés d’interdiction d’accès dans les massifs forestiers : qui les prend et pourquoi ?
Ce sont les préfectures qui prennent les arrêtés d’interdiction d’accès dans les massifs forestiers. Et ce pour deux raisons principales :
- prévenir tout risque d’accident lié à la chute d’arbres ou de branches ;
- permettre le bon déroulement des opérations de sécurisation en cours : remise en état et réouverture des routes d’accès, mise en sécurité des aire d'accueil, évacuation des arbres déracinés ou abattus par la tempête…
À lire aussi