Journée internationale des dunes : des milieux fragiles à protéger ensemble
La journée internationale des dunes, le 27 juin, est l’occasion de rappeler le rôle essentiel de ces paysages du littoral atlantique. Derrière leur apparente stabilité, les dunes sont des milieux vivants, en mouvement constant, façonnés par le vent, la mer et le temps. Elles jouent un rôle majeur : protéger les terres contre les tempêtes et l’érosion, tout en abritant une biodiversité riche mais fragile.
Sur le littoral, l’Office national des forêts agit au quotidien pour préserver et gérer ces espaces. Cela passe par des actions très concrètes : stabiliser les dunes lorsque cela est nécessaire, restaurer les milieux dégradés, lutter contre les espèces invasives, mais aussi accompagner l’accueil du public pour concilier fréquentation et protection.
Une démarche européenne
Une partie importante de ce travail s’inscrit dans le réseau Natura 2000, qui rassemble des sites naturels remarquables à l’échelle européenne.
Sur les côtes atlantiques, ces sites font l’objet d’interventions régulières pour préserver les dunes grises, restaurer les zones humides arrière-dunaires ou encore maintenir l’équilibre écologique des milieux forestiers dunaires.
Face au changement climatique et à la pression croissante sur le littoral, la gestion des dunes ne peut plus être pensée localement. C’est tout le sens du projet “Dunes United”, porté par l’ONF avec Waternet (Pays-Bas), dans le cadre du programme Life Biodiv’France et avec l’appui de la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels.
L’objectif est simple : partager des expériences de terrain et confronter les pratiques entre gestionnaires français et néerlandais, confrontés aux mêmes enjeux.
Plusieurs sujets sont au cœur de ces échanges :
· préserver les dunes grises, particulièrement sensibles à la fermeture des milieux et aux espèces invasives ;
· maintenir la dynamique naturelle des dunes, indispensable à leur capacité d’adaptation ;
· gérer les forêts dunaires dans un contexte de sécheresses plus fréquentes et de risque incendie accru ;
· restaurer les zones humides arrière-dunaires, essentielles pour la biodiversité.
Un partage de connaissance enrichissant
Cet “Erasmus” de la gestion dunaire prévoit des rencontres techniques, des visites croisées entre la France et les Pays-Bas, des webinaires, mais aussi des actions de terrain, comme des chantiers d’arrachage d’espèces invasives ou des opérations de sensibilisation auprès du public.
À travers ces échanges, les dunes deviennent un véritable espace de coopération européenne, où l’on teste, ajuste et partage des solutions pour mieux préparer l’avenir de ces milieux aussi fragiles qu’indispensables.