Opération de sauvetage du Chêne Cuve en forêt domaniale de Brotonne
Un arbre protégé, mais fragilisé
Arbre emblématique de la forêt de Brotonne, le Chêne Cuve, situé à La Mailleraye, fait l’objet d’une attention particulière de l’ONF. Un diagnostic approfondi de sa stabilité a récemment été mené afin de garantir la sécurité du public et de préparer un projet de travaux à venir, avec la création prochaine d’un nouveau platelage de protection. Cette intervention marque le premier volet d’un projet global dédié à la préservation de cet arbre remarquable.
Fiche d'identité du chêne cuve
Labellisé Arbre Remarquable de France depuis 2007, le Chêne Cuve impressionne par ses dimensions exceptionnelles (39 m de haut, 7 m de circonférence) et son âge estimé à près de 400 ans. Il fait partie des 26 arbres remarquables de Seine-Maritime valorisés par le Conseil départemental et l’ONF. En raison de son ancienneté et de la fréquentation du site, il bénéficie d’un suivi sanitaire régulier et d’aménagements spécifiques pour protéger son système racinaire.
Un diagnostic pour préparer les travaux
Lors des premières opérations liées au remplacement de l’ancien platelage, les forestiers de Brotonne ont observé la présence de polypore géant, champignon lignivore pouvant fragiliser l’ancrage racinaire. Un test de traction a donc été réalisé le 12 novembre 2025 par des experts d’ONF Vegetis afin d’évaluer la stabilité mécanique de l’arbre.
Les résultats montrent une altération avancée du système racinaire, mais également des facteurs de sécurité compatibles avec le maintien de l’arbre, sous réserve d’un suivi régulier et d’un nouveau diagnostic dans trois ans. Ces conclusions permettent d’envisager sereinement la poursuite du projet d’aménagement.
©Canva
©Riquier Christophe / ONF
©Riquier Christophe / ONF
©Riquier Christophe / ONF
Vers un nouveau platelage respectueux du vivant
Cette première étape s’inscrit dans un projet global de préservation et d’accueil du public autour du Chêne Cuve. Elle ouvre la voie à la construction d’un nouveau platelage autoportant, conçu pour protéger durablement le système racinaire de cet arbre remarquable tout en garantissant la sécurité des visiteurs.
Le projet est porté en co-maîtrise d’ouvrage par l’ONF et la Communauté d’agglomération Caux Vallée de Seine, avec une participation financière de l’agglomération à hauteur de 80 % des dépenses engagées. Les choix techniques retenus : absence de décaissement, pose sur plots et maintien d’un espace libre autour du collet traduisent la volonté de concilier respect du fonctionnement biologique de l’arbre, valorisation patrimoniale et fréquentation du site.
Les travaux de l’hiver 2026, constituent une étape essentielle pour assurer la transmission de ce monument vivant aux générations futures, tout en maintenant un accueil du public adapté à la sensibilité du site.