En forêt de Sénart, l’ONF protège les zones humides

Elément remarquable des paysages forestiers, les mares forment un écosystème riche et jouent un rôle essentiel dans la préservation de la ressource en eau. Sans entretien, envahies par la matière organique et la végétation, elles se comblent et régressent. L'ONF intervient pour leur protection.

Soutenu par le département de l’Essonne, l’ONF lance un programme de restauration des zones humides en forêt de Sénart. Recouvertes en permanence ou par intermittence d’une couche d’eau stagnante, elles abritent une biodiversité singulière et forment un écosystème riche.

Elles sont à la fois des haltes migratoires pour les oiseaux, des lieux de ponte pour les libellules et amphibiens (tritons, grenouilles…), un point d'eau pour les mammifères (chevreuil, sanglier). Sans compter les plantes rares y trouvant des conditions favorables pour prospérer. Sans entretien, leur dégradation conduit notamment, à la disparition d’espèces liées à ces milieux comme les libellules.

Mare des Uzelles après les travaux. - ©ONF

Des réservoirs de biodiversité à préserver

Malgré leur rôle indispensable à la vie de nombreuses espèces, les zones humides se raréfient en Île-de-France. L’ONF s’attache donc à les maintenir en eau libre artificiellement. En forêt de Sénart, plusieurs mares ont fait l’objet d’une restauration complète : les mares aux deux potamots et les mares des Uzelles. Durant les travaux, la végétation des berges a été retirée et quelques jeunes arbres (bouleaux et saules) ont été coupés afin que les plans d'eau ombragés retrouvent de la lumière. Ayant partiellement rebouché les mares, la vase accumulée a été curée, sur une épaisseur de 40 centimètres à certains endroits.

In fine, l’ONF espère que ces travaux puissent apporter les conditions favorables à la réapparition d'une plante protégée et disparue depuis 2007 dans ce massif : le Luronium Natans.

Les mares de Sénart en quelques chiffres

Sur les 3.200 hectares de la forêt de Sénart, on recense environ 850 mares. 70 d’entre elles présentent un grand intérêt écologique, historique, archéologique ou paysager. Elles font donc l’objet d’un suivi écologique dans le cadre d’un plan de gestion.

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©ONF/Manon Genin