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Des forêts plurielles

La région Rhône-Alpes compte des forêts très diverses. Des forêts de montagne au sein des grands massifs des Alpes, du Jura et du massif central ; des forêts de plaine, dans le sillage les grandes vallées du Rhône, de la Saône et de l'Isère ; des forêts d'influence méditerranéenne au cœur de la Drôme provençale et de l’Ardèche méridionale. De multiples milieux naturels, boisés ou non, participent également à cette grande diversité biologique.

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La chênaie

Chêne remarquable dans la forêt de Seillon (Ain)
Chêne remarquable dans la forêt de Seillon (Ain)

Un chêne croit lentement et peut vivre 300 ou 400 ans, ce qui donne un peuplement d'arbres de 40m de haut et 1m de diamètre. Une chênaie aime les sols bien drainés, neutres ou un peu acides. Elle est sensible aux grands froids. Il est donc rare d'en trouver au-dessus de 1500m d'altitude. Les jeunes semis sont très sensibles à la lumière, il est important qu'ils soient bien exposés pour grandir.

La hêtraie

Hêtraie dans le Forez (Loire)
© Philippe Vogel / ONF Hêtraie dans le Forez (Loire)

Elle peut être mêlée à une sapinière ou une chênaie, de préférence en plaine ou à basse altitude. Le hêtre peut atteindre 60cm de diamètre au bout d'une centaine d'années. Il a besoin d'humidité et d'un sol bien drainé, mais ne résiste pas à un excès d'eau. Peu profondes, ses grosses racines se répartissent dans toutes les directions. Les sous-bois de hêtraie sont très sombres et très peu d'espèces végétales sont capables d'y survivre. Le hêtre dans ses premières années a besoin d'ombre. En forêt, dans une « coupe blanche », il germe et meurt de dessèchement. Sous les chênes au feuillage clairsemé, il croît très vite et les dépasse. Il les recouvre de son feuillage dense et les fait mourir par manque de lumière.

La douglasaie

Douglas dans le massif du Pilat (Loire)
© Philppe Vogel / ONF Douglas dans le massif du Pilat (Loire)

Ce n'est ni un pin, ni un sapin, mais on l'appelle pin d'Oregon ou sapin douglas. La douglasaie aime les sols frais, légèrement acides. Elle résiste bien au froid. On en plante souvent pour reboiser une zone. La croissance des arbres est spectaculaire et ils peuvent atteindre 40 à 55 m de hauteur.

La châtaigneraie

Un châtaignier âgé
Un châtaignier âgé

Essence à croissance rapide, originaire du bassin méditerranéen, elle a été répandue par l'homme sur des sols granitiques et siliceux profonds, bien drainés. Exigeant en chaleur, le châtaigner craint les hivers rigoureux. En revanche, il peut se contenter d'une lumière modeste, ce qui explique le côté sombre des châtaigneraies. Cette essence a une certaine importance économique en Isère. En peuplement mélangé avec des résineux ou en peuplement pur, il constitue un bon moyen de protection contre les incendies.

La sapinière

Sapinière dans le massif des Bauges (Savoie)
© Philippe Vogel / ONF Sapinière dans le massif des Bauges (Savoie)

Le « roi de la forêt » peut atteindre 50 m de hauteur et plus de 1 m de diamètre, si les conditions sont favorables. Les sapinières investissent l'étage inférieur de nos montagnes bien arrosées. Elles sont souvent pures, parfois mêlées avec du hêtre (à basse altitude) ou de l'épicéa (altitudes supérieures). Elles sont indifférentes aux propriétés chimiques du sol mais requièrent une forte pluviosité et une forte humidité. Les sapinières peuvent être gravement endommagées par une sécheresse estivale. Ne craignant pas l'ombre, le sapin se reproduit facilement sous le couvert forestier.

La pessière, forêt d'épicéas

Pessière d'Albiez (Savoie)
Pessière d'Albiez (Savoie)

Elle pousse spontanément dans les Alpes du Nord et le Haut-Jura. Les arbres élevés, au tronc rectiligne, dépassent parfois 50 m et vivent plusieurs siècles. Les vieux épicéas, à croissance lente et fil très droit, fournissent les bois dits de musique ou de résonance et sont utilisés pour les violons, les tables d'harmonie de pianos, les tuyaux d'orgues. Nos « sapins de Noël » sont en général des épicéas.

Le mélézin

Mélézin en automne
© André Prochasson / ONF Mélézin en automne

A cause de la chute de ses aiguilles, le mélézin a un sous-bois unique : à la fin de l'automne, le sol est recouvert d'un tapis d'aiguilles. Une veine pour les fourmis rousses, dont le nid en est essentiellement composé. L'écureuil est aussi un pensionnaire du mélézin. Il fait son nid dans les mélèzes et en mange les graines. Les mélézins tolèrent très peu de plantes en leur sein, quelques autres conifères s'y perdent parfois. Le seul organisme végétatif qu'ils accueillent est le lichen, qu'on trouve en grande quantité.

La pinède

Pinède en forêt de Chassenaye (Drôme)
Pinède en forêt de Chassenaye (Drôme)

Le pin sylvestre abonde dans les zones de montagne. Essence de pleine lumière, très résistante au froid, supportant des étés chauds, peu exigeante pour la fertilité et la fraîcheur des sols, les pins occupent des espaces dont d'autres essences ne pourraient se contenter, comme par exemple les sols sableux acides.

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