| 
More criterions
 

Questions à...

Back to previous page
  • Send to a friend

Illustration
© ONF Illustration

Mickaël Monvoisin, chef de projet environnement ONF à Rennes

Mickaël Monvoisin réalise des évaluations environnementales sur les quatre départements bretons. Il nous présente sa fonction au quotidien.

En quoi consistent vos évaluations environnementales sur le terrain ?

Mickaël Monvoisin : Elles débutent par une recherche bibliographique sur le site concerné, puis par une étude cartographique des milieux. A partir de photos aériennes, j'identifie différentes zones et je vais ensuite sur le terrain. Les études portent alors principalement sur la botanique, les oiseaux, les amphibiens et les libellules.

Le but n'est pas d'obtenir un relevé exhaustif, mais d'identifier les espèces protégées. Ceci pour estimer les enjeux environnementaux et établir des recommandations de gestion ultérieure.

Toutes vos études ont-elles la même finalité ?

M. M. : Globalement oui, mais dans le cadre des sites Natura 2000, les études ont un esprit plus patrimonial. En ce sens, il y a une forte proximité avec ce que nous mettons en œuvre pour la gestion de forêt.

Par contre, pour les études environnementales, nous faisons appel à de nombreuses compétences complémentaires.

Vos interventions se limitent-elles à des études ponctuelles ?

M. M. : Non, et c'est un aspect important de notre état d'esprit. Par exemple, actuellement, nous travaillons sur une carrière réhabilitée dans le Morbihan. Le projet de suivi a débuté en 2004 et porte sur cinq ans. J'y passe plusieurs fois par an pour établir un état des lieux de la flore, de la faune et des habitats et constater les évolutions.

Le but de cette étude est d'aboutir à des recommandations de gestion. Ce site sert en quelque sorte de « laboratoire » pour nous permettre à l'avenir de formuler des préconisations pour d'autres carrières.

Quelles sont les forces de l’ONF dans le domaine des évaluations environnementales ?

Illustration
© Mickaël Monvoisin / ONF Illustration

M. M. : En tant que gestionnaire de milieux naturels, nous avons une vision à long terme et une approche pragmatique. A partir de cas concrets sur le terrain, nous devons trouver des solutions. Nous ne nous limitons pas à une approche réglementaire ou scientifique.

Forts de notre expérience, nous avons la capacité de définir des mesures compensatoires efficaces et réalisables. Nos interlocuteurs apprécient cette approche.

Back to previous page

Zope 3