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Fonds français pour l'environnement mondial Office national des forêts
February 21, 2013

Plateau des Guyanes, coopération forestière régionale : 1 million d'euros pour contribuer à la réduction des gaz à effet de serre

Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et l’Office national des forêts (ONF) accompagnent le développement des compétences des services forestiers des pays du Plateau des Guyanes, pour fournir des outils d’aide à la décision politique locale sur les mécanismes REDD+ (1).

Une coopération régionale pour partager les ressources et l’expertise des administrations forestières

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© ONF Signature de convention 29 janvier 2013 - JP Salinière/Région Guyane - Nicolas Karr/ONF Guyane - Ludovic Cocogne/AFD Guyane, représentant le FFEM - Carolle Lucas/ambassade française au Surinam

L’ONF et le FFEM, représenté par l’Agence française de développement à Cayenne, viennent de signer une convention de financement de 1 million d’euros pour la mise en œuvre d’un programme forestier dans les pays du Plateau des Guyanes visant à réduire leurs émissions de carbone. Sont concernés le Guyana, le Suriname et le Brésil (Etat d’Amapá), la France au travers de la Guyane. Il s’agira pour l’ONF Guyane, chef de file du programme, de renforcer les capacités techniques des pays tout en privilégiant la coopération régionale des services forestiers. Le programme associera les acteurs de la recherche, les ONG, la représentation des communautés indigènes et les bailleurs.

A travers une plateforme technique régionale de dialogue et d’échanges d’expériences, ce programme constituera un cadre favorable pour une approche combinée du développement des territoires et de la question carbone en cohérence avec le mécanisme REDD+ (2). L’idée est de valoriser le capital environnemental que représente le Plateau des Guyanes en prenant en compte son potentiel carbone forestier. L’ONF mettra à disposition ses outils méthodologiques et son savoir-faire pour le renforcement des inventaires forestiers, le suivi des émissions de gaz à effet de serre et du stockage de carbone dans la zone, ainsi que l’identification des vecteurs de déforestation et de dégradation des forêts.
 
Les enjeux sont importants : les pays du Plateau des Guyanes possèdent un territoire recouvert d’une forêt tropicale humide, véritable réservoir de carbone et d’une biodiversité exceptionnelle. Ces pays sont les garants, aux yeux de la communauté internationale, d’un patrimoine d’une valeur mondiale.   

Des outils d’aide à la décision politique locale

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© JF Spzigel / ONF Nouragues

En plein essor économique et démographique, ces pays sont soucieux de conduire leur développement de manière durable. Les décideurs politiques souhaitent disposer de données leur permettant de combiner l’aménagement du territoire et les mécanismes carbone, et de bénéficier de revenus issus des ventes de certificats de réduction d’émission.
 
Plus précisément, le financement du FFEM contribuera à définir un cadre de coopération pour mettre en commun les données et les méthodologies d’inventaires carbone. Le projet devra permettre de quantifier et d’analyser dans chaque pays les facteurs de déforestation, en vue d’une diffusion transnationale. Enfin, sera établie une modélisation des scénarios de développement et d’opportunités d’évitement d’émissions de carbone issu des forêts. Les décideurs politiques seront dotés d’outils techniques, juridiques et administratifs, leur ouvrant la possibilité de bénéficier du mécanisme REDD+.

Un concours à l’environnement mondial et au développement local

Le financement du FFEM s’inscrit dans le cadre des engagements pris par la France, en matière de REDD+ à la suite de la 15e conférence des Parties sur le Climat, tenue à Copenhague en 2009. Ce programme vient améliorer la capacité de stockage du carbone et réduire la déforestation dans une zone d’intérêt majeur en matière de biodiversité. Ce programme associera les populations locales, impliquées pour la mise en œuvre et la collecte des données, ainsi qu’à différentes étapes du programme.

(1) : REDD+ : réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts.

(2) : le mécanisme REDD+ a vocation à répondre à l’urgence de la déforestation, par la rémunération des pays pour la non déforestation, en les aidant financièrement pour des actions de lutte contre le déboisement et la dégradation des forêts ou de mise en place d’une gestion durable des forêts. C’est un mécanisme national dont le développement est prévu en trois phases : préparation, mise en œuvre des actions et paiements en fonction des résultats. La préparation au mécanisme est primordiale, notamment pour donner aux pays la capacité technique et les outils indispensables à la planification, à la mise en œuvre et à l’évaluation des activités REDD+. Aujourd’hui, le partenariat REDD+ réunit plus de 70 pays forestiers et donateurs et a permis de mobiliser plus de 4 milliards de dollars de fonds Fast Start, destinés à encourager le développement d’activités REDD+ sans avoir à attendre les décisions de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) sur le système post-Kyoto. 

Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) est un fonds public bilatéral créé à l’initiative du Gouvernement français en 1994. Son secrétariat et sa gestion financière sont confiés à l’Agence française de développement (AFD). Le FFEM a pour mandat de cofinancer des projets à forte composante environnementale, dans les pays en développement. Ce cofinancement, exclusivement sous forme de dons, est destiné à la mise en œuvre de projets pilotes qui concilient environnement et développement économique des pays bénéficiaires.

Ses activités se concentrent sur les domaines de la biodiversité, des eaux internationales, du changement climatique, de la dégradation des terres, des polluants organiques persistants ou de la couche d’ozone. Au 31 décembre 2012, 237 projets étaient approuvés pour engagement de fonds, pour un montant de 276 millions d’euros. Les deux tiers se répartissent sur l’Afrique sub-saharienne et la Méditerranée.

Fonds français pour l'environnement mondial

L’Office national des forêts (ONF) est un établissement public à caractère industriel et commercial en charge de la gestion des forêts publiques françaises. Il mène son action dans le cadre d'un contrat pluriannuel d'objectifs et de performance avec l'Etat et la Fédération nationale des communes forestières. Il assure la gestion durable de près de 10 Mha de forêts et espaces boisés en France métropolitaine et dans les DOM, dont 5.5 Mha en Guyane.

L’ONF aménage les forêts dont il est gestionnaire et approvisionne ainsi la filière bois, 3ème secteur économique de Guyane, tout en assurant le renouvellement durable de la ressource forestière. Il agit pour préserver et augmenter la biodiversité en mettant en œuvre une gestion forestière à faible impact, par l’extension des réserves biologiques et espaces naturels sensibles. L’Office opère pour des missions de surveillance du territoire et garantit l’intégrité du milieu forestier. L’Office offre des forêts accueillantes au public tout en sensibilisant ce dernier à la préservation du milieu. Il effectue des prestations de service en mettant en avant son réseau de compétence spécialisé. Enfin, il agit dans le rôle tenu par la forêt dans le cadre des services écosystémiques de lutte contre le changement climatique.

C’est au travers de ces différents aspects que l’ONF met en place une gestion multifonctionnelle et durable de la ressource afin de répondre aux besoins de la société actuelle et préparer la forêt en prévision des besoins futurs.

Office national des forêts

Établissement public, l’Agence française de développement (AFD) agit depuis soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique définie par le Gouvernement français. Présente sur quatre continents où elle dispose d'un réseau de 70 agences et bureaux de représentation dans le monde, dont 9 dans l'Outre-mer et 1 à Bruxelles, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation, santé maternelle, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique…

En 2011, l’AFD a consacré près de 6.9 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays en développement et en faveur de l’Outre-mer. Ils contribueront notamment à la scolarisation de 4 millions d’enfants au niveau primaire et de 2 millions au niveau collège, et à l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable pour 1.53 million de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 3.8 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Agence française de développement

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