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La responsabilité sociale, pilier de la gestion durable de l'ONF

La forêt, par ses multiples fonctions, doit rester connectée avec les territoires dans lesquels elle s'insère et l'ONF cherche à partager la gestion durable avec toutes les parties prenantes.

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Le label "Forêt d'Exception®" mobilise nos partenaires

Véritable projet au service de l’aménagement du territoire et des acteurs qui y vivent, la démarche Forêt d’Exception® poursuit son développement en 2014.

L’attribution du label Forêt d’Exception® s’appuie sur un dossier de candidature présenté par le comité de pilotage local et rapporté au sein d’un comité national d’orientation.

Ce label consacre à la fois la forêt et sa gestion durable sur trois enjeux :

  • les valeurs patrimoniales intrinsèques de la forêt et de son territoire
  • la qualité du projet technique mené avec les partenaires, et l’implication durable des acteurs et des partenaires dans la gestion globale de cette forêt au niveau du territoire
  • la réalisation du projet, dans le respect des objectifs attendus.

 

Au-delà de ses critères, le déroulement du processus de labellisation est lié à la dynamique et l’efficience de la concertation menée au niveau local. Les étapes d’élaboration des documents formels (protocole d’accord, contrat de projet, dossier de candidature au label) guident et structurent le dialogue entre les partenaires.

Trois labels ont été attribués entre 2012 et 2014 : Fontainebleau, Verdun et Grande Chartreuse.

Les comités de pilotage locaux constituent des instances de concertation très actives sur les différentes forêts. Parmi les 18 forêts appartenant au réseau Forêt d’Exception®, 13 sont formellement engagées dans la démarche de candidature au label avec un protocole d’accord signé, et 3 d’entre elles ont en plus un contrat de projet validé (Rouen, Compiègne et Val Suzon). Trois protocoles d’accord engageant officiellement les partenaires locaux dans la démarche de candidature au label Forêt d’Exception® ont été signés pour la forêt de l’Aigoual (Gard-Lozère), les Volcans de Martinique et la forêt de la Sainte Baume (Var).

Au-delà de l’attribution du label à une forêt domaniale, le réseau de forêts et de projets élaborés doit contribuer à un transfert d’expériences au sein de l’ensemble des forêts domaniales.

L’ONF a publié trois nouveaux numéros de « La lettre d’information Forêt d’Exception® » et ouvert un site internet Forêt d’Exception® enrichit au fur et à mesure avec la mise en ligne de l’actualité des projets par forêt.

Enfin, un réseau social « Forêt d’Exception® » a été mis en place fin 2014 ; cette communauté réunit les membres du Comité national d’orientation Forêt d’Exception® et les équipes locales de l’ONF impliquées dans les projets du réseau. Elle développe les échanges entre interlocuteurs nationaux et projet local ; elle donne une plus grande visibilité aux activités du Comité national d’orientation Forêt d’Exception®.

Forêt d'Exception®

Le paysage : la marque de la gestion durable

Illustration
© Document ONF Illustration

Résultante de la gestion menée de longue date en forêt, le paysage traduit aujourd’hui les choix d’intervention réalisés par les générations de forestiers qui se sont succédé sur ces lieux. L’aménagement forestier constitue un outil fondamental pour cadrer et anticiper l’évolution de ces paysages.

À l’échelle des DT de métropole, deux types d’études paysagères ont pu être menées sur les forêts domaniales sur la période 2012- 2014. Une première série d’études participe à l’élaboration des aménagements forestiers : contribution au diagnostic des enjeux de gestion, orientation de certains objectifs de gestion, déclinaison en orientations paysagères et principes paysagers, voire des fiches-actions opérationnelles pour le gestionnaire. La seconde série d’études vient en accompagnement de la mise en œuvre de l’aménagement forestier : le paysagiste accompagne certaines actions, juste avant leur réalisation ou sur des séquences de deux à cinq ans de coupes ou travaux. Il participe directement à la définition et la mise en œuvre des mesures paysagères en forêt. La DT Ile-de-France Nord-Ouest est plus engagée sur ce type d’opération, souvent en rattrapage d’aménagements forestiers à fort enjeu paysager ou bien suite à un blocage de leur mise en œuvre (moratoire des coupes).

En DT Ile-de-France Nord-Ouest, une réflexion est conduite sur la place des régénérations en plein, et donc du traitement en futaie régulière (50% des massifs urbains entièrement fréquentés et 85 % de ceux non intégralement fréquentés) du fait de la non-acceptation des coupes définitives. Une grille de décision, précisant les critères possibles d’extension du traitement irrégulier et ses limites, est proposée. En matière d’exploitation, il est envisagé un zonage a priori des parties de massif qui seront exploitées en bois façonné (correspondant aux unités de gestion à forte fréquentation et forte exposition paysagère) comme support d’un débat interne et externe (exploitants, comités de concertation patrimoniale).

La forêt, gardienne de la mémoire

La forêt, plus que tout autre milieu, est un excellent conservatoire pour les vestiges archéologiques. Les sols sont effectivement moins sensibles à l’érosion naturelle et ont été moins soumis à des remaniements anthropiques que les terres agricoles et a fortiori les secteurs urbanisés. Depuis 2009, le réseau interne de l’ONF « Patrimoine culturel et archéologique » poursuit ses actions en faveur de la prise en compte de ce patrimoine dans la gestion forestière. Les correspondants du réseau assurent une expertise lors de la découverte de nouveaux sites archéologiques et sont un appui sur le terrain lorsque des travaux ou des coupes doivent avoir lieu dans des parcelles conservant des vestiges. Ils sont également les interlocuteurs privilégiés des Services régionaux d’archéologie (services déconcentrés en Drac du ministère de la Culture et de la Communication) avec lesquels un partenariat étroit s’est développé au fil des ans dans plusieurs régions. Cette prise en compte passe par un appui technique assuré par l’archéologue animatrice du réseau et le maintien de formations de sensibilisation du personnel à ce patrimoine, tant national que territorial.

En avril 2014, une fiche technique intitulée : "Intervenir sur un monument historique classé ou inscrit" a été diffusée à tous les personnels. Elle propose une mise en œuvre de cette réglementation au regard des enjeux de gestion en forêt publique.

Sur certaines forêts, notamment sur plusieurs forêts d’Exception®, des études spécifiques sont menées pour développer les connaissances sur le patrimoine culturel et archéologique. Ces actions d’inventaire font désormais fréquemment l’objet de relevés LIDAR, laser aéroporté permettant entre autre d’obtenir une cartographie précise des anomalies de reliefs pouvant correspondre à d’anciennes occupations du sol. En 2014, les résultats de campagnes LIDAR sur les forêts domaniales de Bercé et Compiègne ont ainsi permis d’accroître nos connaissances de manière spectaculaire. Ces données serviront à mieux adapter et surtout de façon plus précise la gestion forestière sur ces vestiges. Une valorisation de ces connaissances auprès du public est également essentielle. En 2014, une exposition itinérante intitulée « Sous les racines des arbres… » présente le patrimoine archéologique des forêts périurbaines de Rouen.

Dans le cadre de son partenariat avec le GHFF (Groupe d’histoire des forêts françaises), l’ONF a participé à la journée d’étude annuelle sur le thème des services environnementaux et des aménités de la forêt. L’ONF a présenté une communication sur la forêt périurbaine et ses enjeux, autour de la démarche engagée en Ile-de-France. L’ONF a également participé au nouveau séminaire de terrain annuel du GHFF « Dans les pas de... » consacré en 2014 à Fontainebleau et aux peintres de Barbizon.

Témoins des siècles, les arbres remarquables forestiers constituent un patrimoine discret auquel forestiers, populations locales et visiteurs sont attachés. En 2014, l’ONF a renouvelé sa convention- cadre avec l’association A.R.B.R.E.S. (Arbres remarquables : Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde) qui œuvre en leur faveur sur l’ensemble du territoire, en forêt et hors forêt. Il s’agit de développer le travail en commun pour mutualiser des informations et travailler à la préservation et à la valorisation de ces arbres. Dans ce contexte, l’ONF a été partenaire du congrès des arbres remarquables qui s’est tenu en septembre 2014 à Paris, à l’initiative de l’association.

Intégrer la forêt dans les territoires et les projets locaux de développement

L’intégration d’enjeux forestiers dans les dynamiques de développement des territoires de projet monte en puissance, notamment grâce aux stratégies locales de développement forestier telles les chartes forestières de territoire ou, pour les forêts privées, les plans de développement de massif. Si les acteurs de la forêt publique, de la forêt privée et France Nature Environnement partagent l’objectif de mobiliser plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité, tous s’accordent aussi pour dire que cela ne pourra se faire sans une démarche territoriale concertée.

Au niveau local, les territoires de projet organisés (intercommunalités, pays, parcs naturels régionaux…) disposant de capacité d’animation et d’ingénierie sont aux premières loges pour impulser cette dynamique. L’ONF est associé à ces démarches dans le cadre des stratégies locales de développement forestier (chartes forestières de territoire, agendas 21 locaux, contrats de pays…).

L’ONF entretient également des relations constantes avec d’autres partenaires impliqués dans la gestion intégrée d’un espace naturel non nécessairement forestier, notamment l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et plus particulièrement son groupe de travail « Collectivités locales & biodiversité ».

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