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La responsabilité sociale, pilier de la gestion durable de l'ONF

Forêt et filière bois sont aujourd’hui des éléments incontournables de la lutte contre le réchauffement climatique. L’ONF apporte son expertise et prend part à de nombreuses initiatives en partenariat.

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La forêt : un puits de carbone efficace et un "pompe" à carbone dynamique

Les écosystèmes forestiers gérés durablement prélèvent le CO2 de l’atmosphère. En cohérence avec les conclusions du dernier rapport du GIEC et comme l’ensemble du secteur forêt-bois, l’ONF cherche à préserver et amplifier l’action de puits de carbone des forêts publiques, tout en augmentant la production de bois matériau et de bois source d’énergie.

Les forêts ont un mode de fonctionnement dynamique dans le cycle du carbone. Grâce à la photosynthèse, les arbres piègent le CO2 de l’atmosphère. Ainsi, le stock de carbone dans un écosystème forestier est constitué par le carbone des arbres vivants, du bois mort sur pied et au sol, de la végétation du sous-bois, de la litière et de la matière organique du sol. Contenant en moyenne une demi-tonne de carbone par tonne de bois sec, les écosystèmes forestiers français, en croissance, absorbent du carbone. Ils se comportent comme des « puits de carbone », à hauteur de 56,5 Millions de tonnes équivalent CO2 par an, ce qui correspond à environ 10% des émissions de gaz à effet de serre (GES) nationales.

L’ONF a apporté son expertise auprès des ministères concernés de manière régulière. Cet appui s’est traduit par sa participation aux réunions organisées par la DGEC concernant le volet forestier de l’inventaire national des gaz à effet de serre. De plus, l’ONF a apporté un appui ponctuel lors des revues d’inventaire. En complément, depuis début 2014, l’ONF travaille en partenariat avec l’Observatoire guyanais du carbone et des gaz à effet de serre de l’OREDD Guyane sur les bilans carbone des activités de gestion forestière.

La France a remis en mars au secrétariat de la CCNUCC les résultats suivants issus des inventaires nationaux gaz à effet de serre pour les années 2008 à 2012.

La participation de la forêt à la lutte contre le changement climatique va bien au-delà de la simple conservation des stocks de carbone dans les écosystèmes. En effet, une forêt exploitée a un impact positif sur le CO2 : l’utilisation du bois en tant que matériau permet de prolonger le stockage du carbone et de diminuer directement les émissions de gaz à effet de serre en se substituant à des produits à plus fort contenu en énergie fossile (aluminium, ciment…). En outre, l’utilisation du bois comme source d’énergie permet d’éviter des émissions de gaz à effet de serre. Les émissions de CO2 liées à la combustion du bois sont compensées par la croissance des arbres dans les forêts gérées de manière durable. Le bois énergie peut ainsi se substituer à des énergies fossiles et éviter les émissions de CO2 associées.

Inventaire « Kyoto » pour la France
© Source : CITEPA /rapport CCNUCC – mars 2014 Inventaire « Kyoto » pour la France (une valeur négative indique une séquestration nette)

La recherche d'une valorisation du service rendu par les forêts

Un mécanisme de projets domestiques forestiers, s’appuyant sur les mécanismes définis par le Protocole de Kyoto, a été mis en place en France en 2012. Il permet à l’État de délivrer au porteur de projet des crédits carbone, appelés Unités de Réduction d’Émission (URE). L’année 2013 a permis à l’ONF de travailler avec des partenaires tels que la CDC Climat et la Forêt Privée Française à la rédaction d’une méthodologie « plantation sur terrains non boisés ».

L’ONF a déposé le 13 juin 2014 une méthodologie « (re) boisement sur terrain non boisé » adaptée au contexte des projets forestiers français. Cette méthodologie s’inscrit dans les conditions d’éligibilité prévues pour les projets carbone domestiques ; elle a été élaborée en partenariat avec la forêt privée (FPF et CNPF) ainsi que la CDC Climat, et servira de référence, à la fois dans le cadre du mécanisme Kyoto domestique, mais également sur les marchés volontaires qui pourraient s’organiser par la suite.

La réflexion conjointe ONF et forêt privée (FPF, CNPF) a abouti, en 2012, à une initiative baptisée "Carbofop", financée pour partie par France Bois Forêts. L’objectif de ce projet est de finaliser un cahier des charges « carbone+ », auquel les propriétaires adhèrent pour aboutir à des projets « carbone » opérationnels sur la période 2014-2020. Cette initiative s’appuie sur diverses démarches forêt et carbone convergentes, portées par des régions, et auxquelles l’ONF participe, notamment les régions du Massif Central, l’Aquitaine (Association Carbone Aquitaine), Rhône-Alpes (Sylv’ACCTES Rhône-Alpes)… Un exemple de projets concrets concerne la forêt domaniale affectée du camp militaire de la Courtine (Creuse). Le projet consiste à régénérer 326 ha d’anciennes zones de pâturages extensifs, actuellement recouverts par des accrus de faible intérêt sylvicole, par une conversion en Douglas et Mélèze.

L’ONF est également partie prenante d’un projet soumis par la CDC Climat, dans le cadre d’un appel à projets LIFE lancé en juillet 2014, et son sous-programme LIFE Climate Change. Le dossier, déposé en octobre 2014 concerne la création d’un label carbone volontaire pour les projets forestiers sur le territoire français.

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