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L'efficacité économique, pilier de la gestion durable de l'ONF

Tout en assurant la stabilité du capital sur pied, le volume de bois récolté en forêt domaniale est pratiquement stable entre 2013 et 2014, conduisant toutefois à un augmentation du chiffre d’affaires du fait de prix plus élevés

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Optimiser la récolte en stabilisant le stock sur pied

En forêt domaniale, la récolte est réalisée dans le cadre d'une gestion durable certifiée PEFC
© Philippe Lacroix / ONF En forêt domaniale, la récolte est réalisée dans le cadre d'une gestion durable certifiée PEFC

Dans son contrat avec l'ONF, l'État fixe comme objectif l'optimisation de la récolte, en stabilisant en moyenne nationale le stock sur pied à son niveau actuel. À partir des données de l'Inventaire forestier national, la situation de référence 2007 (2005-2009) fait état d'un volume de 182 ± 8 m3/ha (volume bois fort tige), considéré comme satisfaisant pour notre pays situé au carrefour des zones biogéographiques atlantique, méditerranéenne et continentale.

Avec 6,2 Mm3 en 2014 (hors DOM), le volume de bois vendu en forêt domaniale correspond à un niveau de récolte permettant globalement, à accroissement et mortalité constants, la stabilité du capital sur pied. Il est en très légère diminution par rapport à 2013. La reprise significative des marchés du bois sur les exercices 2013 et 2014 a permis de déstocker des invendus de l'année 2012. En effet, sur la période triennale, la somme des volumes vendus (hors DOM) correspond à la somme des volumes désignés (18,4 Mm3).

L'examen des stocks de bois sur pied montre une stabilité qui traduit une bonne adéquation des niveaux de récolte de l'ordre de ceux qui ont été constatés de 2012 à 2014. Ainsi, la synthèse quinquennale 2013 (2008-2012) fait état de 183 ± 8 m3/ha(volume bois fort tige) de stock de bois sur pied, ce qui traduit une stabilité compte tenu des marges d'incertitude.

Evolution 1995-2014 des volumes vendus en forêt domaniale (en millier de m3 équivalent bois sur pied)
© ONF Evolution 1995-2014 des volumes vendus en forêt domaniale (en millier de m3 équivalent bois sur pied)

41% du chiffre d’affaires net de l’ONF

Volumes et recettes en forêt domaniale. Part relative des différentes essences
© ONF Volumes et recettes en forêt domaniale. Part relative des différentes essences

La récolte de bois matériau et de bois énergie, conformément au programme défini dans les aménagements forestiers, permet d’approvisionner la filière tout en générant un chiffre d’affaires important. Celui-ci est directement lié aux volumes vendus, mais aussi à la qualité des bois et aux usages qu’il est possible d’en faire. Les prix de vente subissent des variations importantes, traduisant un équilibre entre l’offre et la demande dans un marché mondialisé.

Le prix de vente brut moyen s’élève à 44,1 €/m3, contre 39,6 €/m3 en 2013. Cette hausse des prix touche toutes les essences, mais plus particulièrement le sapin-épicéa et les autres résineux, en raison de la reprise du marché de l’emballage et de la poursuite du développement du bois énergie. Le pin maritime connaît lui aussi une reprise, ce qui a permis un important déstockage du bois mis sous aspersion à la suite de la tempête Klaus de janvier 2009.

Les ventes de bois s’élèvent à 272,6 M€ en 2014, soit +24,1 M€ (+9,7%) par rapport à 2013 (248,5 M€). Le CA bois dépasse de 31,6 M€ les objectifs du budget 2014 et de 19,6 M€ le point haut de 2007 (253 M€ en euros courants). Ce résultat s’explique essentiellement par un effet prix, ainsi que par la poursuite du développement du bois façonné.

Le chiffre d’affaires du bois façonné s’élève à 134,0 M€, soit +16,5 M€ (+14,1%) par rapport à 2013. Il représente près de la moitié du chiffre d’affaires bois en 2014 (49%) contre 47 % en 2013. Il a été multiplié par 2,5 depuis 2006.

Préparer l’avenir grâce aux travaux d'entretien et d'investissement en forêt

Montant des travaux patrimoniaux mis en œuvre en 2014 en forêts domaniales, domaniales affectées et départementalo-domaniales (Métrople + DOM) en M€
© ONF Montant des travaux patrimoniaux mis en œuvre en 2014 en forêts domaniales, domaniales affectées et départementalo-domaniales (Métrople + DOM) en M€

La gestion durable doit concilier un prélèvement optimum sur le plan technico-économique et un niveau de réinvestissement également optimum pour permettre le renouvellement des peuplements récoltés, les soins à apporter aux jeunes peuplements, l’entretien suffisant des infrastructures de desserte, ainsi que les aménagements favorables à une mobilisation accrue des bois. À défaut, les capacités de production future, la stabilité des forêts en zone sensible (région méditerranéenne, montagne, littoral) et la préservation de la biodiversité et des paysages seront pénalisées.

À cet effet, et dans le respect des différentes fonctions des forêts, le contrat État-ONF prévoit notamment la réalisation des investissements nécessaires pour :

  • améliorer la desserte en montagne, mais aussi en plaine, en poursuivant notamment l’adaptation des infrastructures aux besoins actuels (places de dépôts, parcs à bois, places de production de plaquette forestière…)
  • transformer progressivement des peuplements médiocres de plaine dans les forêts à enjeu de production fort ou moyen, avec des essences adaptées aux conditions écologiques locales, en intégrant les effets du changement climatique
  • protéger les semis et les plants contre les dégâts de gibier, dans les forêts où les densités de gibier ne permettent pas un renouvellement sans protection.

Le contrat État-ONF fixe un objectif minimum de 80 M€ de travaux patrimoniaux (investissement, entretien et reconstitution) réalisés dans les forêts domaniales et départementalo-domaniales chaque année. En 2014, le montant des travaux d’investissement, d’entretien et de reconstitution réalisés dans ces forêts s’élève à 89,4 M€, soit une augmentation de 18,2 M€ (25,5%) par rapport à 2013. Ce montant est donc largement supérieur au minimum prévu par le contrat d’objectif et de performance.

Néanmoins, sur les trois dernières années, l’effort financier moyen de 81,5 M€ reste juste suffisant pour couvrir les besoins assurant la gestion durable et une mobilisation accrue de la récolte des bois. La programmation 2012-2014 a été actualisée fin 2014 pour la période suivante 2015-2017 (hors travaux touristiques et hors travaux de reconstitution).

L’ONF conduit une amélioration continue des itinéraires de travaux sylvicoles, en recherchant la réalisation de travaux économes sans compromettre la qualité des produits, notamment lors des plantations. Pour réaliser ces objectifs, des documents de cadrage (itinéraires techniques de travaux sylvicoles) sont élaborés et diffusés via les guides de sylviculture.

En septembre 2014, un guide technique des travaux routiers forestiers "plaine et collines" a été diffusé. Ce guide est un outil élaboré à partir d’une mutualisation des savoir-faire des gestionnaires forestiers de l’ONF. Il participe à la gestion durable et multifonctionnelle des forêts.

Toutefois, les moyens mis en œuvre en matière d’investissements routiers restent insuffisants au regard de l’état des infrastructures et des volumes de bois mobilisés. La programmation prévoyait pour les forêts de métropole une enveloppe annuelle nécessaire de 15,6 M€ d’investissement : 8,7 M€ ont été mobilisés en 2012, 4,0 M€ en 2013 et 13,1 M€ en 2014, soit une moyenne de 8,6 M€ sur la période 2012-2014. Les travaux sylvicoles dans les peuplements ont été privilégiés, pour garantir la gestion durable, au détriment des travaux sur l’infrastructure.

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