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Entretien avec... La forêt, une évidence pour Julie Ritter

Julie Ritter, 23 ans, est arrivée première au concours national externe d’admission au corps des techniciens supérieurs forestiers de l’ONF en 2017. Faire de la forêt son bureau, rien de plus normal pour celle qui a grandi au pied des reliefs alsaciens.

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© ONF

Julie, quelles ont été vos motivations pour passer ce concours ?

La nature a toujours fait partie de mon quotidien. J'ai grandi dans les vallées alsaciennes, au pied des forêts de moyenne montagne où je me suis souvent promenée et où je vais régulièrement courir. Je savais depuis longtemps que je voulais travailler en lien avec ces espaces...

Je me suis donc orientée en 2013 vers un DUT génie biologique à l'issu duquel j'ai réalisé un stage de 4 mois à l'ONF. Botanique, inventaires forestiers, martelages... c'est lors de ce stage que j'ai vraiment découvert ce qu'était la gestion forestière et cela a été une révélation ! J'ai donc décidé de passer le concours pour intégrer l'ONF.

Comment vous êtes-vous préparée au concours ?

Après mon DUT et mon stage à l'ONF, je me suis réorientée vers une licence professionnelle en gestion durable des espaces forestiers et développement local. En parallèle, j'ai suivi par correspondance un BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) d'un an en gestion forestière. A la fin de cette licence, j'ai réalisé un deuxième stage à l'ONF, qui s'est transformé en CDD, puis je me suis aussi laissé trois mois pour réviser sereinement avant le concours.

Entre la formation, mes stages et le temps que je me suis accordé, on peut dire que je me suis préparée dans des conditions optimales ! J'ai quand même été doublement surprise par le résultat, qui est arrivé en avance et en m'annonçant première au classement.

La prochaine étape, c'est la prise de poste en janvier 2018. J'aimerais, si cela est possible, intégrer l'unité territoriale Vallée de la Saulx-Gondrecourt (Meuse), ou peut-être demander un poste en Alsace. Les attributions se feront en fonction du classement au concours... Je croise les doigts !

Comment envisagez-vous votre carrière à l’ONF ?

Il y a de nombreuses possibilités de carrières à l'ONF. Je souhaite en tout cas travailler sur le terrain et peut-être me spécialiser dans un réseau. Le réseau « habitats - flore » notamment m'intéresse. Lors de mon premier stage à l'ONF, j'ai en effet réalisé plusieurs inventaires sur une future réserve biologique et cela m'a beaucoup plu.

J'aimerais aussi rester sur de la forêt de montagne. Comme je vous le disais, c'est dans ces paysages que j'ai grandi. En tant que forestier, on ne peut qu'être heureux d'aller travailler sur un terrain pareil. Chaque jour, il y a des reliefs et des jeux de lumière différents... On ne s'en lasse pas !

La gestion forestière de demain, pour vous c’est quoi ?

C'est une gestion forestière optimisée ! Qu'il s'agisse de production de bois ou de protection des milieux, chaque année, de nouvelles études et technologies voient le jour, nous permettant d'améliorer toujours un peu plus la gestion forestière.

Pendant mes études, j'ai aussi été très sensibilisée aux enjeux du changement climatique. Face à l'augmentation des températures, la gestion forestière doit changer et l'ONF se veut acteur de la transition énergétique. Echanger avec le public est aussi une part essentielle de notre travail et les nouveaux moyens informatiques nous aident beaucoup en cela. Je sais que les actions de l'ONF sont parfois méconnues ou incomprises du public, mais lorsque l'on est convaincu et motivé par ce que l'on fait, que ce que l'on défend est juste, en général, on arrive toujours à communiquer.
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