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Questions à... Joël Roux, spécialiste de la mécanique des arbres et de l’arboriculture tropicale à la DT Méditerranée

Joël Roux est expert senior Arbre Conseil®. Il intervient notamment dans le Gard, la Lozère, l’Hérault et les Dom-Tom auprès de gestionnaires pour déterminer la valeur d’agrément d’arbres d’ornements.

Joël Roux expertise un platane au bord du canal du Midi
Joël Roux expertise un platane au bord du canal du Midi © ONF

Qu’est-ce que la valeur d’agrément d’un arbre ?

Joël Roux : Pendant longtemps, l'arbre n'a été reconnu que pour ce qu'il produisait : du bois, des fruits, de l'ombre... Avec le temps, l'arbre a acquis une dimension d'agrément liée à sa valeur esthétique, à son histoire, à ce qu'il apporte à son environnement immédiat.

Comment détermine-t-on la valeur d’un arbre ?

© Jean-Marc Péchart / ONF

J. R. : Plusieurs critères permettent de déterminer la valeur d'un arbre. D'abord son essence. Plus cette dernière est rare, plus l'arbre est coté. On tient également compte de sa valeur individuelle qui peut varier selon son isolement ou son appartenance à un alignement.

Le préjudice causé à un arbre appartenant à un groupe n'aura de ce fait rien à voir avec celui rencontré pour un arbre seul situé sur la place d'un village par exemple.

Son état sanitaire est aussi un critère déterminant. Un arbre en mauvaise santé n'aura pas la même valeur qu'un arbre vigoureux. Enfin, on s'appuiera sur sa circonférence, c'est-à-dire sa grosseur.

Dans quelles circonstances êtes-vous amené à intervenir ?

J. R. : Nous intervenons sur demande à chaque fois qu'un gestionnaire, que ce soit un particulier, une collectivité ou un service des routes, rencontre un problème nécessitant une estimation de la valeur d'un arbre. Il m'est arrivé d'intervenir auprès de particuliers pour estimer le préjudice causé à des arbres mal taillés ou détruits par le gel.

Pour de jeunes sujets, on prendra la valeur de remplacement en pépinière, mais pour de vieux arbres qu'on ne peut remplacer, on s'appuiera sur des barèmes permettant de fixer la valeur du préjudice.

Vous arrive-t-il d’intervenir en amont, pour prévenir les risques de préjudice ?

J. R. : Il nous arrive aujourd'hui d'intervenir auprès de gestionnaires pour définir des prescriptions de protection des arbres lors d'un chantier.

Nous participons notamment au CCTP (Cahier des clauses techniques particulières) lors de la construction de lycées ou d'hôpitaux neufs. Notre rôle est alors de préciser les mesures de protection à mettre en œuvre pour la conservation des arbres existants et de définir la valeur du préjudice en cas de blessures accidentelles.


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