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Zoom Renforcer le rôle de protection des forêts

En 2015, une série de travaux a été réalisée dans les forêts domaniales de montagne. Retour sur les enjeux de cette mission commandée par l’Etat.

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© ONF

Barrages, paravalanches, digues, épis, tunnels : en près de cent ans, plus de 100.0000 ouvrages de génie civil ont été créés en zone de montagne pour limiter les risques de glissements de terrain, d'avalanches, d'inondations, de coulées de boue.

Aujourd'hui, 20.000 sont encore suivis par les quelque 100 personnels des services de Restauration des terrains de montagne (RTM). Sur les 390.000 ha acquis par l'Etat au titre de la RTM, 220.000 ha sont composés de peuplements forestiers, dont certains assurent la protection des biens et des personnes et des voies de communication.

Agir selon le degré d'urgence

Créées dans les années 1960, ces forêts assurent-elles leur rôle de protection ? Comment évaluer leur réelle plus-value ? Sur lesquelles faut-il agir en priorité pour minimiser les risques? Toutes ces questions ont amené l’ONF à définir une liste des peuplements RTM à enjeux de protection, classés en fonction des niveaux d’urgence identifiés.

« Aujourd’hui, 31.300 ha de forêts pourraient jouer un rôle dans la prévention d’un risque élevé, dont près de 18.000 ha concernent le ravinement et l’érosion », précise Olivier Marco, chef du département risques naturels à l’ONF.

Des interventions sylvicoles adaptées

Si ces interventions portent en partie sur le renouvellement des peuplements vieillissants, les études menées montrent que l’enjeu est plus large. Il s’agit d’œuvrer sur le renforcement du rôle de protection des forêts grâce à des interventions sylvicoles adaptées et testées dans le cadre de chantiers expérimentaux financés par les programmes européens Alcotra, auxquels l’ONF a participé entre 2003 et 2006.

« Les opérations consistent à réaliser des coupes permettant de maintenir une forêt apte à assurer une protection contre les chutes de blocs sans aggraver le risque existant, ou encore enlever les plus gros bois des glissements de terrain », poursuit Olivier Marco.

A la demande de l’Etat, une série de travaux a d’ores et déjà été réalisée en forêt domaniale, pour un montant de 600.000 euros.

Quelques chiffres

31.300 ha de forêt pourraient jouer un rôle dans la prévention d'un risque élevé :

  • 17.311 ha pour les risques de ravinement et d'érosion
  • 8.209 ha pour les risques de glissement de terrain
  • 7.294 ha pour le risque torrentiel
  • 3.350 ha pour le risque de chutes de blocs
  • 1.525 ha pour le risque d'avalanche.

L'ONF
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