Le domaine géré
Cette forêt de 1.314 ha résulte d’une politique ambitieuse d’acquisition et de préservation de la part du Conseil général. Elle a permis de protéger le patrimoine forestier, en particulier les sols, au nord de l’île.
Acquise depuis 25 ans par le Conseil général
Les 1.314 ha de cette forêt se situent dans le Nord de l'île, seuls 2% de sa surface se trouvent au Sud. Divisée en 24 massifs, répartis sur 12 communes, la majorité de ces massifs jouxte la forêt départementalo-domaniale des Pitons du Carbet.
La politique d'acquisition menée par le Conseil général de la Martinique dure depuis 25 ans et lui a permis d'acheter à différents propriétaires : privés, sociétés agricoles, SAFER.... Il s'agit à la fois d'établir et de protéger un patrimoine forestier, tout en mettant en valeur certains sites.
Des forêts essentiellement naturelles
La plupart de ces forêts sont implantées sur de fortes pentes et à tendance hygrophile.
94% de la surface est composée de forêts naturelles, c'est-à-dire qui se sont installées ou réinstallées sans intervention humaine.
Une petite partie (4%) est constituée de plantations de Mahogany grandes feuilles mais aussi, pour une faible proportion, d'essences locales : Bois d'inde, Poirier, Courbaril...
Le reliquat est constitué de savanes herbeuses en cours de recolonisation par la forêt naturelle.
Une gestion plurielle
Les objectifs du Conseil général, que nous mettons en œuvre, consistent à :
- Protéger l'environnement et les paysages : grâce à la fois à la création d'une zone de protection des sols et des paysages pour les forêts sur fortes pentes ou soumises à une forte pression d’urbanisation ; et grâce à l’intégration de certains massifs, particulièrement riches biologiquement au réseau de réserves biologiques.
- Maîtriser le foncier : par la recherche et la matérialisation des limites.
- Mettre en valeur certains terrains : en appliquant aux plantations existantes une sylviculture adaptée.
- Accueillir le public : par la valorisation des sentiers de randonnée en maintenant des espaces ouverts, des points de vue, et en pratiquant une sylviculture adaptée à leurs abords ; par la mise en place éventuelle de zones d’accueil avec aire de pique-nique ; par la création de sentiers pédagogiques type parcours botanique.



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