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Vers un réseau d’espaces protégés

La volonté d'aller plus loin dans la voie de la protection consiste à faire bénéficier les milieux forestiers martiniquais les plus remarquables et les plus représentatifs d'un statut reconnu au niveau mondial. Pour les forêts publiques, c'est le cas du statut de "Réserve biologique", reconnu notamment par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature ), au même titre qu'une réserve naturelle nationale ou qu'un coeur de Parc national. Depuis 2007, la Montagne Pelée est la première réserve biologique (intégrale) de Martinique. Deux autres réserves sont actuellement en cours de création, celle de Prêcheur-Grand'Rivière (758 ha) et celle des Pitons de la Martinique (3.948 ha).

Qu'est ce qu'une réserve biologique ?

Une réserve biologique confère un statut de protection renforcé à un espace identifié comme recélant des milieux biologiques d’intérêt majeur. Elle permet de focaliser des actions de conservation qu’il ne serait pas possible de mener partout avec la même intensité.

Elle est créée, sur proposition de l’ONF, par arrêté conjoint des ministères en charge de l’environnement et de l’agriculture, sur la base d’un plan de gestion qui définit les enjeux de conservation de la réserve et les actions à y mener. Ce plan est examiné au niveau local par le Comité consultatif des réserves biologiques et au niveau national par le Conseil national de la protection de la nature.

Toute intervention y est proscrite, sauf celles allant dans le sens de la protection des espèces et des milieux. C’est aussi un espace d'étude et de recherche mis à disposition des milieux scientifiques, qui peut être ouvert au public, mais toujours dans le respect de la protection des milieux.

Premier projet pour 2007 : la réserve biologique de la Montagne Pelée

Le coeur des Pitons du Carbet
Le coeur des Pitons du Carbet © ONF Martinique

La prise en compte de la fragilité des milieux naturels insulaires passe par la création d'un réseau de réserves biologiques en forêts  publiques afin de gérer les habitats les plus remarquables et les plus représentatifs des forêts martiniquaises. Dans ce contexte, la gestion n'est pas une "mise sous cloche" mais bien une démarche volontaire destinée à protéger, étudier et faire découvrir cette exceptionnelle biodiversité.

Une structure de concertation large, la Commission consultative régionale des réserves biologiques (CCRRB), a été créée en 2003 pour piloter cette opération. Elle permet le travail en commun des gestionnaires, des propriétaires, des scientifiques, des naturalistes, des services de l'État, des collectivités locales et des usagers.

La première réserve biologique intégrale de Martinique a été créée en 2007 sur la Montagne Pelée et couvre 2.285 ha. La deuxième réserve biologique intégrale, dont la création est imminente, se situera sur les flancs nord-ouest de la Montagne Pelée entre Prêcheur et Grand-Rivière et couvrira 758 ha. Les deux réserves formeront ainsi un continuum unique de plus de 3.000 ha, composé de milieux forestiers diversifiés s'étalant de la mer jusqu'au point culminant de l'île. La priorité sera ensuite de classer les sites littoraux et/ou du sud de la Martinique afin de couvrir tous les milieux forestiers de l'île.

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