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Le domaine géré

Cette forêt porte sur la zone des 50 pas géométriques, soit un statut de protection sur 1.846 ha, 240 km de côte et plus de la moitié des rivages martiniquais. Un enjeu très important puisque 90 % de cette forêt sont classés espace remarquable, que nous nous employons à préserver.

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Un peu d’histoire

Les « 50 pas du roi » ont d’abord appartenu au Domaine de la couronne, puis au domaine public de l’Etat. Inaliénables et imprescriptibles, ils ne font l’objet que d’autorisations…Plus sur: Un peu d’histoire

Enclos de régénération en forêt domaniale littorale (Anse Michel)
© ONF Martinique Enclos de régénération en forêt domaniale littorale (Anse Michel)

Une situation côtière originale

Route d’arrière plage en forêt domaniale littorale (Petite Anse Macabou)
Route d’arrière plage en forêt domaniale littorale (Petite Anse Macabou)

En Martinique, la zone dite des « 50 pas géométriques » consiste en une bande de terrain de largeur constante (81,2 m) juxtaposée au rivage de la mer sur tout le pourtour du littoral de l'île, ainsi que des îlets ou îlots. Cette zone est délimitée : du côté de la mer, par le domaine public maritime (limite des plus hautes marées) ; du côté de la terre, par les propriétés privées.

Principalement composée d'espaces naturels et forestiers, cette forêt relève du régime forestier. Nous la gérons en application du Code forestier, ce qui la rend inaliénable et imprescriptible.

Au total, sur les 27 communes du littoral, 24 sont concernées, avec des surfaces très inégales. Parmi les plus importantes figurent Sainte-Anne (313 ha), Trinité (305 ha), Le Robert (226 ha), le Vauclin (167 ha) et le François (127 ha).

De nombreuses actions pour assurer l’intégrité territoriale

La forêt domaniale du littoral renferme des milieux fragiles et de grand intérêt écologique.

Nous mettons en œuvre de nombreuses dispositions pour protéger cette forêt, dont moins de 2% de la surface sont déclarés espace urbanisé.

La lutte contre les occupations illégales se poursuit avec deux régimes :

  • lorsque les constructions ont été réalisées avant la remise en gestion à l'ONF, des concessions temporaires de 9 ans renouvelables sont proposées aux occupants.
  • lorsque les constructions sont plus récentes (après 1986), des poursuites sont systématiquement engagées. 48 procédures sont en cours, certaines étant suspendues en attente des décisions de la cour d'appel sur la propriété.
  • exception à ces règles : les activités liées à la mer (abris de marin-pêcheur, aquaculture), qui peuvent bénéficier de concessions, même pour des constructions récentes.

Les délimitations et bornages de la limite haute de la forêt ont été relancés en 2003, avec le bornage de plus de 8 km. Le programme cumulé des années 2004 et 2005 dépasse 15 km. Ces travaux sont aidés à 50% par le FEDER au titre de la protection du littoral. En 2006, ce sont plus de 6 km qui ont ainsi été bornés.

Le reboisement des zones cultivées ou pâturées doit également permettre de préserver la propriété publique et créer une zone de transition naturelle entre les activités humaines et la mer. 12 ha ont été réalisés sur un programme de 2001, 10 ha sont en cours sur un programme de 2003, une nouvelle tranche a été entamée en 2005. Ces travaux sont financés par l'Europe, la Région et l'ONF.

Le transfert, au domaine public, de 22 ha de terrains construits a aussi été réalisé au cours des dernières années. De nouveaux transferts pour une dizaine d'hectares sont en préparation. Le retour à l'état naturel n'est pas envisageable pour ces terrains, dont les occupants pourront bénéficier de la loi de 1996.

Enfin, une politique d'échange, notamment pour les constructions installées sur les limites de la forêt domaniale, a été proposée récemment.

Des mesures en faveur des milieux et de l’accueil du public

Elagage de cocotiers
Elagage de cocotiers

Nous prévoyons de créer des réserves biologiques dans les zones les plus intéressantes, afin d'assurer leur sauvegarde et mieux les connaître.

Par exemple, avec l'aide du Conservatoire du littoral, le territoire naturel situé entre le Prêcheur et Grand'Rivière pourrait être classé en réserve biologique depuis le bord de mer jusqu'au sommet de la Montagne Pelée.

La forêt domaniale littorale offre aussi des sites de bord de mer très réputés qui attirent le public et nécessitent d'améliorer encore l'offre récréative en forêt, par exemple sous forme de sentiers de promenade.
Les projets sont réalisés en concertation avec les collectivités et sous forme de partenariats, comme le sentier littoral Nord-Atlantique avec la Communauté de communes du centre de la martinique, CCNM ; la Pointe Baignoire avec la commune du Marigot ; le Plan de développement durable et solidaire, PDDS, de Sainte-Anne avec la commune et ses partenaires.

L'entretien des équipements en place bénéficie aussi du soutien financier du Conseil régional.

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