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Exploiter les bois

La localisation des plantations de mahogany au nord de l’île sur des reliefs accidentés ne facilite pas la coupe ni la sortie des arbres abattus. Des techniques d’exploitation coûteuses sont nécessaires.

Chargement de grumes de mahogany à l'aide d'un camion grue
Chargement de grumes de mahogany à l'aide d'un camion grue © Philippe Richard / ONF

De l'avis de tous les spécialistes, alors que les réserves d'acajou s'épuisent rapidement dans la plupart des forêts tropicales, la Martinique possède de beaux peuplements de mahogany et l'ONF s'assure de leur renouvellement.

Toutefois, les conditions topographiques et climatiques rendent la coupe et la sortie des bois à la fois difficile et coûteuse. Il faut en effet recourir au débardage combiné câble et tracteur, une technique qui mobilise de gros moyens et suppose une forte technicité. Le réseau routier principal, insuffisant, doit aussi être complété par des pistes plus sommaires.

Au total, les plantations sont susceptibles de fournir annuellement environ 5.000 m3 de bois d'oeuvre de grande qualité.

Ces dernières années, les forestiers martèlent - c'est-à-dire désignent les arbres à couper - une quinzaine d'hectares chaque année, dont seulement 3 à 4 seront destinés à passer en "coupe rase". Et ces coupes ne dépassent pas 0.5 ha à 1 ha d'un seul tenant afin de limiter les impacts sur le milieu.

Mais le marché est resté peu actif ces dernières années. Le volume vendu s'est limité à 2.500 m3 en 2009, contre 5.000 m3 en 2002.

Une situation qui s'explique par les difficultés financières des petites structures d'exploitation, la concurrence des bois d'exportation ainsi que les difficultés techniques de certaines coupes.

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