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Le savez-vous ?

La Martinique abrite un patrimoine faunistique et floristique extrêmement riche mais menacé à terme, lorsqu’il n’est pas déjà trop tard. Il est donc nécessaire d’agir, grâce à une prise de conscience collective.

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La zone Caraïbe, un des hauts lieux de la biodiversité mondiale

La zone Caraïbe est répertoriée comme l'un des 34 « hot spots » de la biodoversité mondiale.
Ces hauts lieux de la biodiversité sont identifiés pour leur richesse élevée en espèces faunistiques et floristiques sur lesquelles pèsent des menaces d'extinction à court et moyen terme.

Du fait de sa richesse biologique, la Martinique figure en bonne place.

Elle abrite par exemple :

  • 396 espèces d'arbres, soit 3 fois plus qu'en métropole pour un territoire 500 fois plus petit
  • 323 espèces de fougères
  • 202 taxons d'orchidées
  • 500 à 600 espèces de mollusques marins.

Sans compter les nouvelles espèces récemment découvertes (insectes) et d'autres qui restent à découvrir (champignons notamment).

Le patrimoine naturel martiniquais menacé

Des espèces animales ont déjà disparu : aras, perroquets, flamants rose et lamantins ne font plus partie désormais de la faune de l'île.

De nombreuses autres espèces sont en danger :

  • 56 espèces d'arbres sont en danger d'extinction locale (en Martinique) et 12 en danger d'extinction totale (c'est-à-dire non présentes ailleurs dans le monde)
  • 2 espèces d'oiseaux sont gravement menacées (carouge et moqueur à gorge blanche)
  • certaines chauves souris également
  • toutes les tortues marines sont menacées
  • 42 taxons d'orchidées sont en danger d'extinction.

Quant à la forêt martiniquaise, qui recouvrait toute l'île avant l'arrivée des européens, elle ne couvre plus que 43% du territoire (47.000 ha sur les 110.000 ha de l'île). Depuis de nombreuses années, les scientifiques et des naturalistes passionnés l'étudient et attirent l'attention des martiniquais sur les dangers qui la menacent : coupes de bois abusives, urbanisation, pollution, morcellement, introduction d'espèces envahissantes.

Une prise de conscience encore insuffisante

En lien avec les scientifiques et les naturalistes, l'ONF intègre de mieux en mieux la protection des espaces naturels remarquables des forêts qu'il gère.

Nous y organisons l'accueil du public de manière maîtrisée en concertation avec nos partenaires (Conseil général et Conseil régional) et y avons cessé toute exploitation forestière.

Les sentiers de randonnée permettent par exemple de canaliser la pénétration du public en forêt.

Actuellement environ 75% de la surface des forêts gérées par l'ONF relèvent de cette logique.

Par ailleurs, un certain nombre de milieux bénéficient déjà d'un statut de protection : réserves naturelles, certaines forêts que nous gérons, certaines forêts du Conservatoire du littoral...

Ils sont toutefois en nombre encore insuffisants pour que l'on puisse en l'état espérer préserver la plus grande part des richesses naturelles de l'île.

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