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Le rôle du climat

La Martinique jouit d’un climat de type tropical, modéré par les influences océaniques. Les facteurs climatiques jouent un rôle prépondérant dans la répartition des espèces arborescentes et la mise en place des groupements végétaux comme pour l’implantation de nouvelles essences.

Les cinq bioclimats

Il existe 5 types de bioclimats sur l’île de la Martinique.
Bioclimat montagnard superhumide : pluviométrie supérieure à 5.000 mm d’eau par an ; température moyenne annuelle de 18… Plus sur: Les cinq bioclimats

La pluviométrie varie avec la situation géographique

Le relief joue un grand rôle dans la répartition des précipitations et la circulation des vents. Les alizés, vents de Nord-Est à Est, apportent les pluies : averses courtes en saison sèche et effet de fœhn en altitude.

Les massifs montagneux forestiers des Pitons du Carbet et de la Montagne Pelée, qui forment une barrière aux vents d’Est, bénéficient de plus de 100 jours de pluie. La végétation y est toujours verte et riche en épiphytes.

Le centre, avec 60 à 100 jours de pluie, accueille des espèces à feuilles persistantes.

Le Sud et surtout le Sud-Ouest, au relief moins accentué, sont des pôles de sécheresse. Une grande partie des espèces y perdent leurs feuilles.

Un taux d’humidité toujours élevé

L’humidité de l’air est dans l’ensemble très élevée et joue un grand rôle sur la croissance des espèces. Certaines plantes s’accommodent uniquement de cette humidité, particulièrement les épiphytes.

La courbe de l’humidité concorde avec la courbe de précipitations. Elle présente un minimum en mars et un maximum de juin à octobre.

Des vents parfois violents

Les vents jouent aussi un rôle sur le climat de l'île, donc sur la végétation.

Les alizés, vents humides et frais venant de l'anticyclone des Açores (direction Nord-Est à Est), atteignent leur force maximale en février-mars et juin-juillet mais sont sans conséquence notable sur la végétation.

Les brises marines agissent sur la végétation du littoral ; les brises de terre se combinent à l'alizé pour « nanifier » les espèces.

Les vents « dépressionnaires » sont les plus redoutables pour la végétation arborée.

En cas de dépression tropicale ou de tempête tropicale, la forêt ne subit pas forcément de gros dégâts directs. Cependant, des éboulements et des glissements de terrains sont à craindre.

Les cyclones ou ouragans ont lieu en août, septembre et octobre. Classés de I à IV en fonction de la force du vent, ils provoquent des pluies torrentielles qui accélèrent notamment les phénomènes d'érosion.

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