+ de critères

 

En savoir plus La restauration écologique dans les réserves biologiques de La Réunion

Dans les réserves biologiques, qui rassemblent un panel représentatif des milieux naturels terrestres de l’île, l’ONF tente d’appliquer le concept de restauration écologique pour réparer les milieux endommagés afin qu’ils redeviennent tels que les premiers Réunionnais les ont connus.

Reconquête de l'espace par de jeunes plants en forêt de Bois blanc
Reconquête de l'espace par de jeunes plants en forêt de Bois blanc © Colette Dufour Assicanon / ONF

De nombreuses opérations de restauration

Préparation de plants indigènes à la pépinière de Saint-Philippe
Préparation de plants indigènes à la pépinière de Saint-Philippe © Patrick Pégoud / ONF

L'idée générale de la restauration écologique est qu'il est possible de remettre dans un état antérieur un milieu naturel qui a été dégradé ou détruit par des causes naturelles ou humaines.

À La Réunion, le principal dommage qui touche actuellement les milieux est constitué par les invasions biologiques. Les opérations de restauration qui ont lieu dans les réserves visent donc principalement à combattre les espèces invasives, en particulier les plantes, et à assister le retour de la végétation indigène. D'autres perturbations telles que des incendies ou des défrichements sont également à l'origine des chantiers de restauration.

Quand les milieux à restaurer sont très dégradés et transformés, seules des plantations permettent un retour des espèces indigènes dans la zone. Des graines sont donc récoltées à cet effet et des plants sont produits en pépinières pour être ensuite plantés. Des dégagements réguliers sont ensuite réalisés par les ouvriers pour empêcher que les espèces envahissantes viennent étouffer les individus plantés.

Adapter l’intervention en fonction de la situation et anticiper le plus possible

De la même façon qu'il existe plusieurs façons de restaurer une vieille bâtisse, il existe différentes méthodes pour restaurer la végétation indigène. Elles dépendent souvent étroitement du type de dommage que la végétation a subi : une expertise est donc indispensable pour déterminer les actions à entreprendre.

D'une façon générale, plus le dommage est minime, plus la restauration sera facile et à moindre coût. D'un point de vue stratégique, il est donc préférable d'intervenir le plus précocement possible quand un problème est identifié plutôt que de le laisser s'amplifier. Par exemple, il vaut mieux éliminer immédiatement une nouvelle plante exotique détectée dans une forêt plutôt qu'attendre qu'elle ne devienne très envahissante, mette en péril les espèces indigènes et devienne impossible à contrôler à un coût acceptable.

Ressources