| 
More criterions

En savoir plus

Back to previous page
  • Send to a friend

Illustration
© ONF Illustration

La lutte contre les plantes invasives dans les réserves biologiques

Les invasions par les plantes introduites constituent la plus grave menace à long terme pour les écosystèmes indigènes de l’île, comme pour la plupart des autres îles du globe. Les réserves sont des zones d’intervention prioritaire contres les plantes invasives.

À La Réunion, l'Homme a introduit en seulement 340 ans plus de 3.000 espèces de plantes, alors que seules un millier d'espèces s'étaient installées naturellement sur l'île en 10.000 fois plus de temps !

Une centaine de ces plantes introduites se sont échappées des jardins ou des champs et envahissent aujourd'hui les milieux naturels de l'île. Elles modifient progressivement les écosystèmes indigènes en place et peuvent aller jusqu'à les remplacer totalement. Outre la perte de biodiversité qu'elles engendrent, elles contribuent aussi à une banalisation des paysages à l'échelle mondiale.

Les réserves biologiques, qui ont été classées ainsi pour leur représentativité et leur état de préservation exceptionnel, constituent des zones d'intervention prioritaire contres les plantes invasives.

Illustration
© ONF Illustration

Les programmes de lutte qui y sont actuellement déployés, grâce au soutien du Département et de l'Europe, visent tout d'abord à contrôler l'invasion des espèces les plus implantées, telles que le Raisin marron (Rubus alceifolius) ou le Longose (Hedychium gardnerianum). Ce contrôle n'est, en général, qu'une des étapes d'un processus de restauration écologique qui demandera des interventions sur plusieurs années. Lorsque cela est nécessaire, des plantations sont réalisées pour permettre le retour des espèces indigènes.

Mais, face à ce véritable « cancer des forêts » que sont les espèces invasives, plus le mal est diagnostiqué et traité tôt, plus le patient a de chances de se rétablir... C'est ainsi qu'une procédure de détection précoce et d'élimination rapide a été mise en place à l'ONF en 2003. Elle vise à éliminer rapidement les espèces exotiques qui sont pour l'instant encore très localisées mais qui pourraient être des pestes végétales majeures dans le futur, comme l'Hortensia dans la réserve biologique de Bébour.

Les actions de lutte font appel à des techniques en constante évolution, qui nécessitent une bonne connaissance des espèces ciblées et des milieux à protéger. Les réserves biologiques constituent des « laboratoires vivants » privilégiés pour acquérir ces connaissances et pour expérimenter de nouvelles méthodes de lutte toujours plus performantes. 

 

Back to previous page

Zope 3