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actu Forêt de Fontainebleau : l'ONF observe les effets des réserves biologiques sur les chauves-souris
03/07/17 Seine-et-Marne

Pour protéger les chauves-souris encore faut-il bien les connaître. Dans le cadre de ses actions pour la conservation de la biodiversité, l’ONF mène actuellement plusieurs suivis scientifiques sur le massif de Fontainebleau.

Illustration
Pipistrelle commune © Sébastien Laguet / ONF

De mai à septembre, 3 campagnes d'observation d'une semaine sont programmées dans les réserves biologiques (espaces naturels laissés en libre évolution) de la Tillaie, du Gros Fouteau et Boissière ainsi que leurs abords.

A chaque passage, les inventaires s'effectuent à l'identique suivant un mode opératoire rigoureux : sites observés, nombre de personnes, temps d'écoute et créneaux horaires similaires.

Sur le terrain, 4 experts de l'ONF réalisent des relevés nocturnes en inspectant ces milieux à la recherche de chauves-souris. Munis de détecteur ultrasons, ils scrutent attentivement leurs déplacements à l'écoute des cris qu'elles émettent. Les points d'écoute se répartissent en cercles concentriques autour des réserves biologiques de façons à recueillir des informations sur la répartition des chauves-souris. Chaque espèce émet une fréquence précise ce qui permet de les identifier plus facilement tout en suivant leurs mouvements.

Attendus au deuxième semestre 2017, les résultats serviront à observer l'effet des réserves biologiques sur ces espèces menacées. Voir si les arbres âgés, morts et à cavités s'y trouvant en grande quantité, favorisent leur présence, influencent leur comportement ou leur mode de vie.

Ce travail apportera des renseignements utiles qui s'appliqueront dans la gestion forestière courante.


Les chauves-souris : des animaux méconnus

Parfois mal-aimées du public, les chauves-souris sont les seuls mammifères volants au monde.

Discrètes puis virevoltantes dès la nuit tombée, elles se nourrissent exclusivement d'insectes (entre 1.000 et 2.000 par individu et par nuit). Cela explique leur attirance pour les boisements, les zones humides ou les pâturages.

Dépourvues de tout comportement constructeur, elles dépendent entièrement d'habitats naturels ou d'origine humaine : constructions, charpentes, caves, crevasses et fissures des parois rocheuses mais aussi écorces et cavités des arbres.

Ce sont des espèces protégées.

Une étude, effectuée en 2015, révèle que 18 espèces de chauves-souris, sur les 34 connues en France, vivent sur le massif de Fontainebleau.


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