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Une mission du projet Habitats sur la Waki

En avril 2014, le pôle Recherche et Développement de l’ONF Guyane, a participé à une mission scientifique dans le cadre du projet Habitats sur le secteur de la Waki, en zone de libre adhésion du Parc amazonien de Guyane.

Une première mission sur la Waki* en 2011

Le crique Waki
La crique Waki, proche du camp de base de la mission © Vincent Bézard / ONF

Cette première mission avait mis en évidence un habitat tout à fait particulier à l'échelle de la Guyane : forêts des reliefs multi-concaves à Burseraceae et Mimosoideae sur Djougoun-pété à Malobi (Ecclinusa spp), Guedou (Tachigali spp) et Funguti koko (Parinari spp).

  • Cet habitat se caractérise par la dominance de quelques espèces habituellement peu fréquentes (Ecclinusa, Parinari,Tachigali), par une canopée très ouverte et un sol fréquemment couvert de Djougoun-pété (micro-dépressions d'une mètre de diamètre sur 30 à 50 cm de profondeur, parfois remplis d'eau en saison des pluies.
  • Les djougoun-pété très abondants dans le bassin de la Waki sont-ils le symptôme d'une couverture pédologique en déséquilibre, en cours d'appauvrissement et d'amincissement par alluvionnement ou sont-ils les reliques d'une dynamique passée ? Se développent-ils sur des sols particuliers dont les caractéristiques pourraient expliquer les formations végétales exceptionnelles rencontrées sur la Waki ou ce faciès particuliers est-il la conséquence d'autres influences (climatiques, perturbations, héritage biogéographique...) ?

Il a donc été décidé d'organiser une seconde mission en 2014, dont l'objectif poursuivi est d'approfondir le diagnostic pédologique et les relations sol-végétation sur ce site afin de tester ces différentes hypothèses.

* la waki est le nom de la crique principale qui draine ce secteur.

Une seconde mission sur la Waki en 2014

  • En plus des 26 sondages pédologiques (prélèvements à la tarière sur 1,20 m de profondeur) ouvertes en 2010, 4 fosses pédologiques (creusées jusqu'à 1,50 m de profondeur) ont été ouvertes dont les emplacements ont été décidés en fonction (i) de la densité de djougoun-pété en surface, (ii) du dénivelé par rapport au niveau de base (écoulement des criques), (iii) du signal d'images satellites semblant correspondre à l'abondance du Parinari, essence dominante de l'étage supérieur sur ce secteur.

schéma de répartition djougoun-pété

  • 3 placettes botaniques ont été implantées à proximité des fosses 1 (1 ha), 3 (0,5 ha) et 4 (1 ha). Une quatrième placette de 0,5 ha a été implantée dans une zone présentant un signal particulier sur l'image satellite, par rapport au reste du secteur.

Cette étude a été réalisée par une équipe de l'ONF pour la partie pédologique. Cette même équipe a assistée une équipe de l'IRD pour l'implantation et l'inventaire des placettes botaniques.

  • En compléments des objectifs premiers de cette mission, des agents du PAG et du CNRS ont menés respectivement des inventaires ornithologiques et herpétologiques afin de compéter les connaissances générales sur ce site.
 Les résultats de cette mission permettrons de compléter les analyses en cours et seront intégrés dans des publications à paraître prochainement. 

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