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La végétation d’altitude

Où la trouve-t-on ?

Cette végétation s’étend au-delà de 1000 m d’altitude, sur les hauts versants exposés et les crêtes.

Contraintes et adaptations

A cette altitude, il pleut plus de 4 m par an. Les brumes cachent le soleil. L’air, saturé d’eau, gêne la respiration des plantes, freinant le pompage des nutriments du sol. Il fait souvent froid et il vente beaucoup. Alors, la végétation pousse lentement, compacte, enchevêtrée, rabougrie. Certains arbustes comme les Mangles-montagnes s’arc-boutent sur leurs racines aériennes comme autant de béquilles. Les feuilles sont souvent vernissées pour mieux drainer l’eau et se protéger des rayons ultra-violets plus forts. Les épiphytes abondent, capables de mieux capter l’humidité permanente

Espèces d’arbres

Les espèces d’arbres sont peu nombreuses. Ils ont un port compact, comme les Mangles-montagne ou les Fuschias-montagnes. Les Trompettes à canons rapetissent avec l’altitude, passant de 10 m sur les versants à 2 m sur les crêtes. Avec l’altitude, les arbres laissent aussi peu à peu place aux arbustes et à des plantes très basses, formant les "savanes d’altitude".

Etat actuel

Cette végétation, peu accessible, est la mieux préservée de Guadeloupe. Elle couvre environ 10.000 ha. L’isolement des sommets et les conditions extrêmes qui y règnent ont favorisé l’apparition de nouvelles espèces. Quantités d’espèces sont ainsi endémiques de ces secteurs, faisant de la Guadeloupe l’une des régions les plus riches au monde pour certains groupes, comme celui des fougères.