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La conservation de la biodiversité

Le Sommet de la Terre, en 1992, a renforcé l’alerte sur les menaces qui pèsent sur les espèces végétales et animales.

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La Convention sur les zones humides

La Convention sur les zones humides a été adoptée en 1971 à Ramsar (Iran). Sa singularité est de porter sur la sauvegarde d’un écosystème particulier, au contraire des autres…Plus sur: La Convention sur les zones humides

Les forêts représentent le principal réservoir de la diversité biologique végétale et animale à l'échelle de la planète. À elles seules, les forêts tropicales humides renferment environ 50% des espèces vivantes.

La préservation de cette diversité est nécessaire à plus d'un titre : à la vie des forêts elles-mêmes, mais aussi à la mise en valeur de leurs ressources (nourriture, combustible, bois industriel, fibres, substances pour la fabrication de médicaments...).

On rappellera aussi que les forêts contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique, en fixant le CO2, l'un des gaz à effet de serre.

Ces constats ont conduit la plupart des Etats à se mobiliser dans différentes enceintes pour s'engager dans une approche durable de la gestion des forêts, même si, pour prendre l'exemple des forêts tropicales, leur surface continue à reculer de l'équivalent de la surface forestière française chaque année.

Les bonnes pratiques de l’aménagement

La FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) rappelle que les aménagements forestiers peuvent contribuer à conserver les ressources génétiques sous conditions : « Les aménagements doivent comprendre des dispositions protégeant les caractéristiques de la station, les semenciers, la régénération et la croissance des essences recherchées, dans le cadre de plans et prescriptions d'aménagement qui assurent un équilibre judicieux entre les objectifs de production, de protection et d'environnement. »

Si la création de l'Union mondiale pour la nature (UICN) remonte à 1948, le véritable coup d'accélérateur a été donné à Rio, en juin 1992, à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, appelée également 'Sommet de la Terre'.

Le Sommet de la Terre en 1992

Sur l'île de La Réunion, la biodiversité est exceptionnelle, comme ici en forêt de Bébour
© Schneider / ONF Sur l'île de La Réunion, la biodiversité est exceptionnelle, comme ici en forêt de Bébour
  1. Au terme de leurs travaux, du 3 au 14 juin 1992, les Etats ont adopté la 'Déclaration de Rio' qui comprend 27 principes, dont le septième indique que « les Etats doivent coopérer dans un esprit de partenariat mondial en vue de conserver, de protéger et de rétablir la santé et l'intégrité de l'écosystème terrestre ».

Le chapitre 15 de l'Agenda 21, issu des mêmes travaux et qui porte sur la préservation de la biodiversité biologique, rappelle que « les progrès réalisés récemment dans le domaine de la biotechnologie ont démontré la contribution que les matériaux génétiques contenus dans les plantes, les animaux et les micro-organismes pouvaient apporter à l'agriculture, à la santé et au bien-être ainsi qu'à la cause de l'environnement ».

Les Etats ont également créé à cette occasion un Fonds pour l'environnement mondial et signé trois conventions :

  1. la Convention sur la diversité biologique
  1. la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques
  1. la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification.

Le Sommet mondial pour le développement durable en 2002

Dix ans après Rio, les Etats se sont retrouvés à Johannesburg du 26 août au 4 septembre 2002 et ont adopté un plan d'application dont le chapitre 4 porte sur « la protection et la gestion des ressources naturelles aux fins du développement économique et social ».

Ce chapitre souligne que « l'exploitation durable des produits ligneux et non-ligneux des forêts naturelles et des forêts plantées est indispensable pour parvenir au développement durable et constitue un moyen crucial d'éliminer la pauvreté, de réduire considérablement la déforestation et de mettre fin à la perte de biodiversité forestière ainsi qu'à la dégradation des sols et des ressources ».

Le plan rappelle la nécessité de soutenir, dans ce but, les travaux du Forum des Nations unies sur les forêts et du Partenariat sur les forêts.

La Convention sur la diversité biologique (CDB)

Le Ara est un oiseau emblématique de l'avifaune de la Guyane
© Gabriel / ONF Le Ara est un oiseau emblématique de l'avifaune de la Guyane

Signée par 150 Etats lors du Sommet de la Terre en 1992, la Convention est structurée autour d'un secrétariat exécutif, une Conférence des parties (COP) qui se réunit tous les deux ans, un organe subsidiaire chargé de donner des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA) et un groupe spécial d'experts techniques. Il entre dans les missions du Fonds pour l'environnement mondial de financer des projets de la Convention.

Etant donné la fonction prépondérante des forêts en tant que 'réservoir' de biodiversité, la Convention y consacre une part importante de ses travaux. En 2002, la sixième conférence des parties (COP6) a adopté un programme de travail appelant à « réduire les menaces qui pèsent sur la diversité biologique des forêts et à appliquer à la gestion de tous les types de forêts une approche fondée sur les écosystèmes ».

Elle a aussi demandé que soit procédé à une classification des forêts afin de mieux évaluer l'état et l'évolution de la diversité biologique.

L’Union mondiale pour la nature (UICN)

L'UICN, créée en 1948, comprend 83 Etats, 82 ONG internationales et 736 nationales, 110 agences gouvernementales et des membres affiliés. Selon ses statuts, ses objectifs sont « d'influer sur les sociétés du monde entier, de les encourager, de les aider pour qu'elles conservent l'intégrité et la diversité de la nature et veillent à ce que toute utilisation des ressources naturelles soit équitable et écologiquement durable ».

Elle met régulièrement à jour une liste des espèces menacées (la liste rouge) qu'elle classe en plusieurs catégories, de « vulnérable » à « en danger d'extinction ». Elle répertorie également les espèces « éteintes » ou « éteintes à l'état sauvage ».

Selon son dernier bilan, l'UICN recense plus de 16.000 espèces menacées et souligne que les espèces les plus menacées concernent les zones à forte concentration humaine et les pays à faibles revenus, c'est-à-dire peu à même d'allouer les ressources nécessaires à la conservation des espèces.

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