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3 questions à... Du miel en forêt de Bercé ? Oui, grâce à vous !

Relancer une activité apicole en forêt domaniale de Bercé, récemment labellisée Forêt d’exception, c’est le pari lancé par l’ONF avec « Les ruchers de Bercé ». Un projet ambitieux qui n’aurait pas pu voir le jour sans vous, donateurs. Vous avez participé activement à notre campagne de financement et même rapidement dépassé notre objectif des 4 200 euros ! Nous vous en remercions et vous proposons de découvrir Johann Jussaume, l’apiculteur chevronné et passionné choisi par l’ONF pour faire vivre ce projet !

Johann Jussaume, apiculteur local, et Joël Linte, responsable ONF de l'unité territoriale de Sarthe - Mayenne.
Johann Jussaume, apiculteur local, et Joël Linte, responsable ONF de l'unité territoriale de Sarthe - Mayenne. © Ouest France

 

 

 

 

 

 

 

  • Vous avez été choisi pour incarner ce projet, « Les ruchers de Bercé », qu'est-ce que cela représente pour vous ?

L'apiculture a toujours fait partie de ma vie. Lorsque j'étais jeune, nous avions des ruches à la maison et je passais mon temps à m'en occuper. J'ai pu ensuite travailler pour un producteur de gelée royale, en Indre, avant de me lancer à mon compte en 1996. Pendant près de 15 ans, j'ai dirigé avec succès ma propre société d'apiculture, qui portait déjà le nom des « Ruchers de Bercé », mais j'ai malheureusement dû cesser mon activité en 2012, à contre cœur. La nouvelle aventure qui m'est offerte par l'ONF représente donc beaucoup pour moi. C'est une occasion en or, celle de voir renaître une activité qui me passionne, celle de produire un miel local, de qualité et dans un cadre de production exceptionnel.

Abeille butinant sur marguerite.
Abeille butinant sur marguerite. © Patrice Hirbec / ONF

 

 

 

 

 

 

 

  • Justement, les ruches vont être installées en forêt domaniale de Bercé, récemment labellisée Forêt d'exception, que pensez-vous de ce cadre de travail ?

Je connais bien la forêt de Bercé, j'habite juste à côté et j'y ai d'ailleurs passé toute mon enfance. Là-bas, j'ai coupé du bois, j'ai observé les animaux, j'ai cueilli les champignons... C'est un lieu où je me sens bien et je suis sûr qu'il en sera de même pour les abeilles, puisqu'elles pourront évoluer dans un cadre de vie idéal, doté d'une grande biodiversité. Avec Karl et Anthony, qui sont forestiers à l'ONF, nous allons installer les 40 ruches sur des sites variés de la forêt : ronciers, chênaies, châtaignerais ou encore landes à bruyères... Les abeilles pourront ainsi produire de délicieux miels de plusieurs sortes et surtout, je pourrai indiquer sur chaque pot sa provenance exacte !

Fleur butinée par une abeille en forêt domaniale du Gâvre (Loire-Atlantique).
Fleur butinée par une abeille en forêt domaniale du Gâvre (Loire-Atlantique). © Romain Perrot / ONF

 

 

 

 

 

 

 

  • Les 4 200 euros nécessaires au lancement de la production ont été atteints avant même la fin officielle du projet de financement participatif... Que pensez-vous de cet engouement pour les Ruchers de Bercé ?

J'espérais vraiment que ce projet suscite de l'intérêt et c'est ce qui s'est passé ! J'en suis très heureux et cela m'encourage à communiquer avec ces personnes qui ont cru en nous. Pour les remercier, ceux qui ont participé à la cagnotte pourront recevoir un pot de miel, visiter la miellerie ou encore, avoir leur nom gravé sur l'une des ruches. J'ai aussi l'intention de créer une page Facebook, avec des photos et des nouvelles sur l'avancée de la production. Ce sera l'occasion pour ceux qui suivent mon travail d'en apprendre plus sur le métier d'apiculteur et sur l'importance des abeilles dans notre écosystème ! Et qui sait ? Peut-être que cela fera naître des vocations ?

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