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Zoom Les forêts, de gigantesques puits de carbone

Lundi 6 novembre, la 23e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 23) débute à Bonn. L’enjeu : suivre la mise en œuvre de l’Accord de Paris, scellé il y a deux ans lors de la COP 21 et entré en vigueur le 4 novembre 2016. Jusqu’au 17 novembre, cette conférence mondiale accueille différentes initiatives en lien avec les forêts, essentielles pour lutter contre le changement climatique.

Les forêts couvrent 31% de la surface terrestre et constituent, derrière les océans, le 2ème plus grand puits de carbone de la planète. En France, avec près de 70 millions de tonnes de CO2 captées chaque année, la forêt participe activement à la lutte contre le réchauffement climatique, sans compter le carbone stocké dans les produits bois et l'énergie fossile économisée par l'utilisation du bois comme source d'énergie.

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© Pierre Cadiran / ONF

Les écosystèmes forestiers recyclent le carbone et jouent à ce titre un rôle écologique majeur dans l'équilibre planétaire. Tout au long de leur vie, grâce au mécanisme biologique de la photosynthèse, les arbres puisent le gaz carbonique présent dans l'atmosphère. Ils l'emmagasinent dans leurs tronc, leurs branches, leurs racines et leurs feuilles et libèrent ensuite de l'oxygène dans l'air. C'est ce qu'on appelle la photosynthèse, un mécanisme qui nous permet à la fois de respirer et de diminuer la concentration de CO2 dans l'atmosphère.

 

La forêt, deuxième plus grand puits de carbone de la planète

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© Thi Anh

La capacité d'absorption de carbone annuelle des forêts françaises est estimée à 70 millions de tonnes équivalent CO2, soit 15 % des émissions françaises de gaz à effet de serre stockées. A titre d'exemple, un arbre de 5 m3 peut absorber l'équivalent de 5 tonnes de CO2. Cela correspond aux émissions de 5 vols aller-retour entre Paris et New York.


Le carbone dans les forêts se trouve non seulement dans la biomasse vivante (plantes, feuilles, troncs, racines), mais aussi dans la biomasse morte au sol (litière, chicots, etc.) et dans le sol. Le stock de carbone conservé par la matière vivante de la forêt s'élève donc à 8 milliards de tonnes équivalent CO2, ce qui fait de la forêt le 2ème plus grand puits de carbone de la planète, juste derrière les océans.

Les produits issus du bois stockent aussi du carbone !

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© ONF

Chaque mètre cube de bois utilisé pour l'énergie offre le double avantage d'économiser des émissions de carbone fossiles, tout en permettant à la forêt de se renouveler et donc de stocker à nouveau du carbone. Peu le savent, mais le bois, une fois coupé, continue en effet de séquestrer du carbone. Le CO2 piégé pendant la croissance de l'arbre reste stocké pendant toute la durée d'utilisation des produits fabriqués à partir du bois. Une durée qui peut s'étendre sur plusieurs centaines d'années.

 

L’ONF accompagne la forêt face au réchauffement climatique

Plusieurs actions sont menées par l'ONF face au réchauffement climatique. En effet, une augmentation de 2,5°C des températures d'ici à 2100 modifierait la répartition des grandes essences présentes en forêts françaises et menacerait leur existence. Parmi ces actions : le projet Giono, dont l'objectif est de sélectionner des arbres du sud de la France et de les replanter au nord pour mieux les préparer au changement climatique. Découvrez-le en vidéo !

Rendez-vous climat

L'ONF, présent pour la 10ème journée scientifique de la société française de la météo et du climat.

Le 28 novembre prochain à Paris, la société française de la météo et du climat questionnera l'impact du changement climatique sur nos forêts et notre agriculture. Un évènement soutenu par l'ONF, avec la présence de Myriam Legay, chef du département Recherche, Développement et Innovation de l'ONF.

Alors que le changement climatique pèse sur les exploitations forestières, entreprises agricoles et agroalimentaires, quels modèles de bonne gestion des ressources animales et terrestres se doit-on d'adopter ? Comment les différents secteurs - à l'échelle nationale et européenne - peuvent et doivent s'adapter aux nouveaux enjeux ? Autant de sujets qui seront soulevés au cours de ce colloque interprofessionnel, qui reposera sur un programme exhaustif établit par un Comité scientifique. Directement concernés, des représentants des secteurs agricoles, laitiers, viticoles et forestiers interviendront tout le long de cette journée scientifique.

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