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Entretenir la forêt, produire du bois

La forêt domaniale de Tronçais fait l'objet, depuis longtemps, d'une exploitation régulière du bois à l'occasion des coupes.

Un bois de très grande qualité

La sylvicultre vise à obtenir des gros chênes à grain fin
La sylvicultre vise à obtenir des gros chênes à grain fin © Evelyne Acquenin / ONF

L'objectif de la sylviculture de Tronçais est surtout d'obtenir de gros chênes (plus de 80 cm de diamètre à hauteur d'homme) au bois de couleur claire et à "grain fin". Ce sont en effet ces arbres qui font la réputation de la forêt. Compte tenu des peuplements actuels, il faut plus de 200 ans pour atteindre cet objectif.

Le Chêne représente la grosse majorité du volume commercialisé.

Il est réputé dans le monde entier, notamment pour la tonnellerie. Il est aussi vendu comme bois de tranchage, d’ébénisterie et de menuiserie fine, de sciage, ou pour du parquet...

Les coupes et travaux organisés par l'aménagement forestier

L'aménagement forestier, c’est-à-dire le plan de gestion de la forêt, est établi pour la période 2001-2025 et prévoit le détail des coupes (localisation, nature...) par année. Les arbres à récolter sont choisis par les forestiers en fonction des objectifs assignés à chaque parcelle. Une fois désignés sur le terrain (martelage), ils sont vendus pour approvisionner les entreprises de la filière bois.

Des exploitants forestiers se chargent des coupes en appliquant des règles précises imposées par l'ONF.

Vous pourrez rencontrer en semaine les bûcherons au travail ou constater le week-end le résultat de leur intervention.

Les chantiers sont signalés sur le terrain et la prudence s'impose à proximité.

L'aménagement prévoit aussi les travaux sylvicoles : après les coupes, les équipes d'ouvriers forestiers aident les semis de chêne à lutter contre la concurrence du hêtre ou du charme, et favorisent des espèces moins courantes comme les alisiers et les merisiers. Ils éclaircissent également les fourrés pour donner la place nécessaire aux plus beaux arbres en devenir (c'est le dépressage). Ces travaux se succèdent pendant 30 ans environ. Puis 10 à 20 ans s'écouleront encore avant les premières coupes d'éclaircie commercialisables.

Des chemins appelés "cloisonnements d'exploitation" sont créés pour assurer la sortie des bois dans de bonnes conditions et permettre le passage des ouvriers forestiers. C'est un moyen efficace pour faciliter la circulation des engins tout en préservant les sols sur le reste de la forêt.

Un ouvier "dépresse" les jeunes peuplements de chênes, pour donner de l'espace aux plus belles tiges
Un ouvier "dépresse" les jeunes peuplements de chênes, pour donner de l'espace aux plus belles tiges © Alain Blumet / ONF

La vie de la forêt, 200 ans en accéléré

Tout commence sous forme d'un fourré, où l'on compte, par hectare, plusieurs dizaines de milliers de petits chênes de un mètre de haut.

50 ans plus tard, ils ne sont déjà plus que 1.500 en raison de la sélection naturelle et de l'intervention des forestiers.

Vient ensuite le temps des coupes d'amélioration, pour supprimer les arbres malades, mal formés ou dépérissants.

De sorte qu'au fil des décennies, on ne dénombre plus que 400 chênes par hectare à l'âge de 80 ans, et une centaine à 200 ans.


Soit plusieurs centaines de semis pour un seul arbre adulte ! Une véritable démonstration de patience et de passion.

Le paysage pris en compte

Les coupes de régénération sont nécessaires, mais elles modifient durablement l’aspect des lieux.

Ces ouvertures dans la forêt, pourtant caractéristiques de la sylviculture et des paysages traditionnels à Tronçais, sont aujourd'hui moins bien acceptées que par le passé. Depuis une dizaine d'années, des mesures spécifiques atténuent leur forme géométrique : ainsi des îlots de vieux arbres sont conservés à proximité des lieux fréquentés (rond Jarsaud, rond de Thiolais...).

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