+ de critères

 

actu Intempéries : l’ONF maintient son appel à la vigilance en forêt
29/06/16

Il est à l’heure actuelle toujours dangereux de se promener ou de se déplacer en forêt.

Si les effets les plus visibles des intempéries exceptionnelles du mois de mai ont disparu depuis la décrue des cours d’eau ces dernières semaines, certains espaces naturels seront marqués durablement par cet épisode climatique, au premier rang desquels la forêt.

Sols détrempés, routes et chemins forestiers impraticables ou
inondés, arbres couchés ou à l’équilibre instable, l’ONF rappelle que les forêts présentent toujours un danger avéré pour les promeneurs et autres usagers, et demande à chacun d’éviter les déplacements dans les massifs forestiers.

  • La forêt joue un rôle d'effet tampon pour l'eau

L'eau ne "dévale" pas de la forêt. L'absence de relief, les chapelets d'étangs, les épais humus forestiers, l'enracinement profond des arbres, l'évaporation de la canopée sont autant d'éléments qui permettent le stockage et l'infiltration de l'eau dans les forêts. Parmi les zones urbanisées (quasi imperméables), les terres agricoles battantes (ruissellement important) et les sols forestiers, la forêt a la plus grande capacité à retenir l'eau et à favoriser les infiltrations jusque dans les nappes phréatiques. La forêt joue pleinement son rôle d'effet tampon, rôle d'autant plus efficace qu'une gestion multifonctionnelle y est mise en œuvre. Certains phénomènes météorologiques inédits peuvent en revanche obstruer ce cercle vertueux. C'est ce qui s'est passé lors des épisodes de mai dernier où les pluies massives et successives ont maintenu le sous-sol gorgé d'eau, entraînant le même effet qu'un "verre plein qu'on alimente encore et encore".

Illustration
© ONF

L'ONF
Ressources