+ de critères

 

Le patrimoine historique et culturel

De nombreux éléments témoignent de l'histoire et du passé de la forêt.

> Une histoire toujours présente

Le menhir de la Pierre aux Moines
Le menhir de la Pierre aux Moines est daté de 2400 à 1700 avant J.-C. Il a été classé monument historique en 1895 © Anne-Marie Granet / ONF
  • Des traces de la préhistoire 

La présence de l'homme en forêt de Meudon est très ancienne et remonte à la préhistoire.

Des fouilles archéologiques menées en 1934 à proximité de l'étang d'Ursine ont permis d'exhumer de nombreux vestiges : fragments de vases et de bijoux, lames en silex et outillages en pierre taillée datés du mésolithique.

Ces "pointes de Chaville", petits silex taillés, sont conservées au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye.


  • Un passé glorieux

Le château de Meudon (XVIe siècle) dominait la ville. Il a fait l'objet d'aménagements somptueux de la part de ses propriétaires successifs, notamment le marquis de Louvois, ministre de la guerre de Louis XIV. Incendié à deux reprises, il est finalement transformé en observatoire astronomique en 1876, rattaché depuis à l'Observatoire de Paris. La grande terrasse et l'orangerie, gérées par la ville, sont librement accessibles au public.

En forêt subsistent encore plusieurs étangs et un réseau qui permettait l'alimentation en eau du château et de ses jardins, ainsi que le Tapis vert qui s'ouvrait dans la grande perspective du château.

Une grosse rigole empierrée à l'air libre pour amener l'eau au château de Meudon et ses jardins
Cette grosse rigole empierrée à l'air libre (près de l'étang de Meudon) participait au système d'alimentation en eau du château et de ses jardins © Thierry Fischer / ONF

Illustration
Le sentier de découverte des vestiges hydrauliques part du parking de la route Porte Dauphine © Thierry Fischer / ONF

L'association Arhyme travaille pour la sauvegarde, la réhabilitation et la mise en valeur de ce réseau, à travers le débroussaillage et l'entretien des chemins d'accès aux vestiges, le suivi des travaux de restauration, l'organisation de promenades-découverte, l'installation de panneaux sur les principaux sites.

 

Pour en savoir plus


  • Une forêt giboyeuse

Les carrefours en étoile que vous traverserez témoignent des chasses à courre du XVIIe siècle.

 

  • Les forestiers dans la tourmente

A proximité de la place du Garde a été élevé un monument à la mémoire des préposés des Eaux et Forêts morts pour la France durant la Première Guerre mondiale.

> Des arbres remarquables

De faux mégalithes disposés autour du chêne des Missions
De faux mégalithes ont été disposés autour du chêne des Missions à la fin du XIXe siècle, par des missionnaires de Meudon © Anne-Marie Granet / ONF

La forêt de Meudon est riche en arbres témoins du lien ancestral entre l'homme et la forêt.

  • Le chêne des Missions, avec ses 32 m d'envergure, est un des arbres les plus vieux et majestueux de la forêt. Il est entouré d'un groupe curieux de mégalithes : des missionnaires de Meudon, d'origine bretonne, avaient remarqué cet arbre particulièrement imposant.

En 1895, ils disposèrent autour, en menhirs et dolmens, des pierres extraites des coupes voisines pour former un site rappelant leur pays d'origine et les cultes ataviques (chênes et pierres druidiques). Au début du XXe siècle, une statue de la Vierge était fixée sur le tronc.

Illustration
© Nathalie Petrel / ONF
  • Le Chêne de la Vierge est situé à l'extrémité du parc forestier de Viroflay, en bordure de la rue du Pavé de Meudon. Il fait depuis longtemps l'objet de pratiques cultuelles.

  • Le Chêne de Clamart (Tapis Vert) a poussé sans concurrence directe. Il présente en conséquence un fort empattement, un fût court et un feuillage très étalé.

Ces arbres font l’objet d’un suivi précis et de travaux appropriés. Mais il arrive parfois que les forestiers doivent se résoudre à les abattre parce que, très vieux, ils font courir de réels dangers aux visiteurs.

Parfois, ce sont les éléments contre lesquels il ne peuvent plus lutter : ce fut le cas du cyprès chauve du rond-point de la Mare-Adam, abattu par la tempête du 26 décembre 1999.

> Des légendes, des souvenirs

Sans oublier les traces des guinguettes dans lesquelles les parisiens venaient "s’amuser au vert" à la fontaine Sainte-Marie.

Ressources