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Une forêt très diversifiée au sud-ouest de Rouen

Ancienne propriété des ducs de Normandie, puis des rois de France à partir du XIIIe siècle, les forêts de La Londe et de Rouvray ont subi de nombreuses modifications foncières au cours des siècles. L’actuelle forêt domaniale de La Londe-Rouvray provient du regroupement, en 1987, des deux forêts contiguës de La Londe à l’ouest, et Rouvray à l’est.

> La forêt dans son territoire

Illustration
© Anne-Marie Granet / ONF

Située à 10 km au sud-ouest de Rouen, sur les hauteurs d’une boucle de la Seine, la forêt domaniale de La Londe-Rouvray s’étend sur plus de 5.200 ha. C’est l’un des plus grands massifs forestiers normands.

Peuplée de chênes, de hêtres et de pins sylvestres, La Londe-Rouvray est une forêt aux essences variées. Elle comprend des sites d’une grande richesse écologique - mares, pelouses et roches calcaires, grottes... - et abrite des espèces végétales et animales protégées comme la Lathrée écailleuse, la Bondrée apivore, le Vespertillon de Daubenton... Son patrimoine culturel compte plusieurs vestiges gallo-romains, d’anciennes carrières d’argile ou encore les traces d’un château féodal.

Ce vaste ensemble situé aux portes de Rouen constitue un espace de détente et de loisir apprécié des citadins. Les trois forêts de Roumare, Verte, et La Londe-Rouvray sont labellisées "Forêt d’Exception®" en reconnaissance de leur richesse et de leur gestion exemplaire associant les collectivités locales, notamment la Métropole Rouen Normandie.

> Les forestiers en action

Comme de nombreuses autres forêts de la région, La Londe-Rouvray souffre d’un excès de peuplements vieillissants qu’il faut rajeunir. La forêt produit du bois d’œuvre et du bois d’industrie dont une partie est transformée dans la région. Les forestiers se sont aussi mobilisés pendant de longues années pour reconstituer 830 ha (soit un sixième de la surface) détruits par les incendies catastrophiques des années 1968, 69 et 71.

Le Hêtre, le Chêne sessile et le Pin sylvestre (côté Rouvray) restent les trois essences principales. Des plantations de feuillus (Chêne, Erable, Merisier, Châtaignier, Frêne...) sont réalisées pour diversifier les essences.

Les forestiers adaptent leur gestion aux multiples enjeux de cette forêt : préservation d’arbres creux et entretien des mares pour la biodiversité, protection des sols sur les fortes pentes, prise en compte des paysages et de la fréquentation du public. En raison de sa grande diversité faunistique et floristique, la Réserve biologique dirigée d’Orival fait l’objet d’un plan de gestion spécifique.

> Les forestiers vous recommandent

L’important réseau de routes et de sentiers vous permettra de profiter pleinement de la diversité des paysages et des points de vue.

Accessible à tous, le circuit du petit Essard (6,5 km), au départ de Grand Couronne, vous fera passer près de deux arbres remarquables : le Hêtre ventru et le Hêtre troué. Le GR2 et les sentiers situés à proximité des roches d’Orival vous offrent des promenades sportives dans des ambiances variées.

Enfin, nous vous conseillons le détour jusqu’au château de Robert le Diable, à Moulineaux. A la clef : de belles ruines et un superbe panorama sur la vallée de la Seine.

  • Situation : départements de l’Eure et de la Seine-Maritime, sur les communes de Saint-Ouen-de-Thouberville, Saint-Ouen-du-Tilleul, Elbeuf, La Londe, Orival, Grand-Couronne, Moulineaux, Petit-Couronne, Oissel, Saint-Etienne-du-Rouvray
  • Altitude : de 35 à 140 m
  • Surface : 5.229 ha
  • Principales essences : chênes (30%), Hêtre (29%), Pin sylvestre (12%), Charme (6%), Chêne rouge (4%), autres feuillus (10%), résineux (5%), espaces non boisés (4%)
  • Aménagement forestier : de 2006 à 2025.
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