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actu Destruction de 4 blockhaus sur l’île de Ré
18/10/16 Charente-Maritime (Saint-Clément-des-Baleines)

Deux brises-roches hydrauliques ont entamé la destruction de quatre blockhaus au Nord de l’île de Ré, sur la commune de Saint-Clément-des-Baleines. Ils font partie de quelques 270 autres fortifications, construites par l’armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre du réseau de défense du mur de l’Atlantique. C’est l’ONF qui pilote ces opérations, alors que trois de ces vestiges historiques se trouvent sur la dune domaniale gérée par l’Office et que le quatrième a glissé sur le domaine public maritime.

Illustration
© ONF
  • Sécuriser la plage et la dune

Avec le temps, ces quatre blockhaus sont devenus un réel danger pour les baigneurs, entre tiges métalliques apparentes et risques de se retrouver piégé dedans à marée montante. Ils accentuaient également l'érosion en pied de dune, alors que le trait de côte a déjà reculé de 50 m en huit ans. Une dune qui fait aussi office de protection alors que la forêt et la route d'accès à l'île se trouvent à peine quelques dizaines de mètres plus loin.

Ce chantier de 300.000 euros est entièrement financé par la Communauté de communes de l'île de Ré, qui a comme partenaire privilégié l'ONF, gestionnaire de plus de 400 ha de dunes et forêts domaniales de haute qualité environnementale sur l'île. C'est justement dans un souci de protection environnementale que les gravats issus de ce chantier devraient être réutilisés pour la construction d'une digue, à quelques centaines de mètres sur Saint-Clément, limitant de ce fait l'empreinte carbone des travaux. Des travaux qui devraient se prolonger jusqu'en décembre, puisqu'il faut en moyenne trois semaines pour détruire un seul blockhaus.

  • Une valeur historique préservée

Le président de la Communauté de communes s'est personnellement investi dans la communication préparatoire à ce chantier, car ces blockhaus ont une valeur historique et affective pour beaucoup de Rétais. Le mur de l'Atlantique est en outre suivi par une communauté de passionnés à qui l'on doit bien expliquer les enjeux d'une telle destruction.

Pour préserver la mémoire de ces vestiges un scan laser de l'ensemble des quatre blockhaus a été réalisé, une première en Charente-Maritime. Cette technique permet de recueillir des informations très précises sur la forme et l'apparence des objets analysés. Les données ainsi collectées pourront alors être utilisées pour construire des images de synthèses en 3D à des fins diverses, comme la recherche archéologique, ou encore pour des expositions. Elles seront conservées par la Communauté de communes et mises à disposition de chercheurs ou historiens.


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