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L'immense biodiversité des forêts d'Auvergne-Rhône-Alpes

La région Auvergne-Rhône-Alpes compte des forêts très diverses. Ses forêts publiques sont majoritairement situées en zone de montagne, à l'est et à l'ouest de la région, des Alpes au Massif Central, du massif du Jura à la Chaîne des Puy et aux Préalpes du sud. Si certaines unités sont situées en zone de plaine dans le sillage des grandes vallées du Rhône, de la Saône et de l'Isère, d'autres, sous influence méditerranéenne, sont au cœur de la Drôme provençale et de l’Ardèche méridionale. Les forêts d’Auvergne-Rhône-Alpes présentent ainsi une grande diversité biologique, que nous vous présentons.

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© Philippe Lacroix / ONF

Découvrir la chênaie

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© Patrick Barré / ONF

Un chêne croit lentement et peut vivre jusqu'à 300 ou 400 ans, ce qui donne généralement un peuplement d'arbres de 40m de haut et 1 m de diamètre. Une chênaie aime les sols bien drainés, neutres ou légèrement acides. Elle est également sensible aux grands froids. Il est donc rare d'en trouver au-dessus de 1500 m d'altitude. Les jeunes semis sont eux très sensibles à la lumière. Il est important qu'ils soient bien exposés pour grandir.

Le bois du chêne est utilisé dans l’ameublement, dans la tonnellerie, un peu en menuiserie (portes, fenêtres). C’est aussi un excellent bois de chauffage.

 

 

 

Découvrir la hêtraie

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© Claude Pichard / ONF

Elle peut être mêlée à une sapinière ou une chênaie, de préférence en plaine ou à basse altitude. Le hêtre peut atteindre 60cm de diamètre au bout d'une centaine d'années. Il a besoin d'humidité et d'un sol bien drainé, mais ne résiste pas à un excès d'eau. Peu profondes, ses grosses racines se répartissent dans toutes les directions. Les sous-bois de hêtraie sont très sombres et très peu d'espèces végétales sont capables d'y survivre. Le hêtre dans ses premières années a besoin d'ombre. En forêt, dans une "coupe blanche", il germe et meurt de dessèchement. Sous les chênes au feuillage clairsemé, il croît très vite et les dépasse. Il les recouvre de son feuillage dense et les fait mourir par manque de lumière.

Le bois du Hêtre est utilisé en ameublement, ainsi que pour la fabrication de jouets, en caisserie ou en palette. Il est aussi apprécié pour le chauffage.

 

Découvrir la douglasaie

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© Philippe Lacroix / ONF

Ce n'est ni un pin, ni un sapin mais on l'appelle pin d'Oregon ou sapin douglas. La douglasaie aime les sols frais, légèrement acides. Elle résiste bien au froid. On en plante souvent pour reboiser une zone. La croissance de ces arbres est spectaculaire, ils peuvent atteindre 40 à 55 m de hauteur.

Le bois du Douglas est très apprécié pour la construction, en charpente et pour les structures des maisons à ossature bois. Les bois de moins haute qualité sont utilisés pour la fabrication de palettes.

Découvrir la châtaigneraie

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Essence à croissance rapide, originaire du bassin méditerranéen, la châtaigneraie a été répandue par l'homme sur des sols granitiques et siliceux profonds, bien drainés. Exigeant en chaleur, le châtaigner craint les hivers rigoureux. En revanche, il peut se contenter d'une lumière modeste, ce qui explique le côté sombre des châtaigneraies. Cette essence a une certaine importance économique en Isère. En peuplement mélangé avec des résineux ou en peuplement pur, elle constitue un bon moyen de protection contre les incendies.

Outre son usage pour la production de fruits (arbres greffés), le bois du châtaignier est apprécié en ameublement, parqueterie, ou encore pour les tonneaux.

Découvrir la sapinière

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© Jean-Pierre Chasseau / ONF

Le "roi de la forêt" peut atteindre 50 m de hauteur et plus de 1 m de diamètre, si les conditions sont favorables. Les sapinières investissent l'étage inférieur de nos montagnes bien arrosées. Elles sont souvent pures, parfois mêlées avec du hêtre (à basse altitude) ou de l'épicéa (altitudes supérieures). Elles sont indifférentes aux propriétés chimiques du sol mais requièrent une forte pluviosité et une forte humidité. Les sapinières peuvent être gravement endommagées par une sécheresse estivale. Ne craignant pas l'ombre, le sapin se reproduit facilement sous le couvert forestier.

Le sapin est un bois traditionnel apprécié pour la construction, charpente, coffrages ainsi que pour la caisserie (palettes). Bois blanc, il est aussi utilisé pour fabriquer du papier.

Découvrir la pessière, forêt d'épicéas

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© DR / ONF

Elle pousse spontanément dans les Alpes du Nord et le Haut-Jura. Les arbres élevés, au tronc rectiligne, dépassent parfois 50 m et vivent plusieurs siècles. Les vieux épicéas, à croissance lente et fil très droit, fournissent les bois dits de musique ou de résonance et sont utilisés pour les violons, les tables d'harmonie de pianos et les tuyaux d'orgues. Nos "sapins de Noël" sont en général des épicéas.

Les épicéas ont un bois blanc, homogène, élastique et résistant, utilisé comme bois d’œuvre (charpenterie, menuiserie, fabrication des chalets, mâts) ou dans l’industrie (caisserie, papeterie…). Dans le Jura, le bois d'épicéa est aussi traditionnellement utilisé pour réaliser les caisses des horloges comtoises, des boîtes mais aussi pour parfumer le fromage Mont d'Or.

Découvrir le mélézin

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© DR / ONF

A cause de la chute de ses aiguilles, le mélézin a un sous-bois unique : à la fin de l'automne, le sol est recouvert d'un tapis d'aiguilles. Une veine pour les fourmis rousses, dont le nid en est essentiellement composé. L'écureuil est aussi un pensionnaire du mélézin. Il fait son nid dans les mélèzes et en mange les graines. Les mélézins tolèrent très peu de plantes en leur sein, quelques autres conifères s'y perdent parfois. Le seul organisme végétatif qu'ils accueillent est le lichen, qu'on trouve en grande quantité.

Le bois du mélèze peut être utilisé en charpente, menuiserie intérieure et extérieure, déroulage, tranchage, panneaux de particules, bordage et clôture. Le bois de mélèze est imputrescible et son bois de cœur est de bonne qualité. De ce fait, il est utilisé pour faire des toits de maison ou encore des gouttières. Ainsi, dans les villages entourés de mélézins, traditionnellement, les toits et les granges étaient faits en mélèze.

Découvrir la pinède

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© Jean-Pierre Chasseau / ONF

Le pin sylvestre abonde dans les zones de montagne. Essence de pleine lumière, très résistante au froid, supportant des étés chauds, peu exigeante pour la fertilité et la fraîcheur des sols, les pins occupent des espaces dont d'autres essences ne pourraient se contenter, comme par exemple les sols sableux acides.

On l'utilise couramment dans la construction et dans la fabrication de pâte à papier carton. Son bois est utilisé pour produire du déroulage de contreplaqué et dans la charpente. On en tire aussi de l'essence térébenthine.

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